mercredi 12 janvier 2011

des ateliers parents pour avancer...

hello les amis!

je suis la première à venir vous souhaiter une bonne année 2011, pleine de joie en famille avec les enfants, toujours sur le chemin de relations plus justes et épanouissantes pour tous.

j'avais envie de vous partager un peu ce que je vis pendant les ateliers parents auxquels je participe cette année... ce sont les ateliers Entraînement aux habiletés parentales de Faber et Mazlish.
voici donc ce que je viens d'écrire sur mon blog

*
je vous avais promis de vous reparler de ces ateliers parents auxquels je participe. j'étais absente pour le précédent, et les fêtes sont venues se greffer sur les calendriers. le cycle a donc repris hier, avec un thème on ne peut plus intéressant...

susciter la coopération (ça vous parle? moi franchement oui...)
dans une journée, nous demandons beaucoup de choses à nos enfants. notre premier exercice hier soir a été de faire la liste de tout ce que nous demandons à notre progéniture de faire, et tout ce que nous lui demandons de ne pas faire. (se lever, s'habiller, prendre son petit déjeuner, rester assis à table, se brosser les dents, ne pas écraser le chat, ne pas mettre les doigts dans les yeux de son petit frère, parler correctement à sa maman, mettre ses chaussures, mettre son manteau/son écharpe/son bonnet, ne pas courir dans la rue, s'attacher dans la voiture, dire bonjour aux gens... je continue ou ça va? là on n'en qu'au début de la journée...).
chaque situation où nous avons une demande est une source de conflit potentiel. alors comment arriver à nos fins et faire respecter nos règles sans que quiconque se sente léser et sans y laisser une énergie dingue?
si on menace, si on sermonne longuement, si on donne des ordres durement, si on accuse, l'enfant se sentira culpabilisé, déresponsabilisé, en colère et en rébellion, et n'aura plus aucune volonté d'aller dans notre sens... et là, on pourra toujours s'accrocher pour qu'il vide l'eau du bain, rince la baignoire, étende la serviette mouillée en boule sur le sol, se mette en pyj" au lieu de courir partout dans la maison à poil, et en bonus mette la table pour le dîner...
alors on finira peut-être par gagner. sûrement d'ailleurs. mais la victoire avec un enfant puni et hurlant dans sa chambre, nous les cheveux hirsutes et rouge d'avoir crié si fort, peut laisser un goût très très amer dans la bouche... on se demande où on a loupé le coche, on se sent nul comme parent, on est triste...

l'atelier propose plusieurs alternatives (qui fonctionnent plus ou moins selon les tempéraments de chacun enfant et parent, selon l'âge... à adapter à ce que l'on "sent", à tester, à pratiquer pour que ça devienne automatique):
* au lieu de donner des ordres ou blâmer => décrire
ex : tu as encore laissé la lumière de la salle de bain allumé, combien de fois je vais te répéter que c'est pas versailles ici! => la lumière de la salle de bain est allumé

* au lieu d'accuser ou d'insulter => donner de l'information
ex : ça ne te passerait pas par la tête de me donner un coup main au lieu de me regarder non? =>ça rendrait service si la table était mise

* au lieu de faire un long sermon => réduire le message en un mot
ex : je vous ai dit je ne sais combien de fois que quand on rentrait la première chose qu'on faisait c'était d'enlever ses chaussures et de le ranger dans le placard. après tut traîne et ça salit l'entrée que j'ai nettoyé aujourd'hui, et personne ne retrouve ses chaussures le lendemain matin. et forcément on se met en retard. => chaussures, les enfants!

* au lieu de dire aux enfants ce qui ne va pas chez eux => parler de ses propres sentiments
ex : mais c'est pas possible, tu es incapable de garder une chambre rangée, tu es vraiment dégoutant! => je me sens en colère quand je vois la chambre dans cet état, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps à t'aider à la ranger

* au lieu de répéter plusieurs jours de suite la même chose => écrire une note
ex : ça fait trois jours que je te demande de monter ses vêtements que j'ai repassés! => petit post-it collé sur les vêtements qui attendent dans l'escalier "victor, laisse nous rejoindre nos copains dans ton placard stp! signé : les t-shirts abandonnés"

(tous les exemples sont du vécu, du vrai, et comme vous j'imagine j'en ai encore en stock...)

je trouve que ce sont de nouvelles attitudes intéressantes à explorer. j'en utilise parfois certaines, mais ce n'est pas assez systématique... et les reproches n'ont jamais aidé quelqu'un à se bouger...
tant que les enfants sont jeunes, on peut les impressionner, voire leur faire peur (genre : si tu ne te lèves pas, très bien, reste ici, moi je rentre à la maison), les obliger par la force... mais ça ne fonctionne qu'un temps... on se décrédibilise à leurs yeux, ils n'ont plus aucune envie de nous écouter... et que devient la relation? sur quoi se construisent-ils, à part un rapport de pouvoir dans lequel il faut faire céder l'autre quitte à lui marcher dessus?

allez au boulot les amis!
je sais que le chemin est long pour changer mes fonctionnements, mais j'ai bon espoir! petits pas après petits pas... et vous?
*

mardi 21 décembre 2010

La suppression des notes à l'école primaire

Lilou a déjà parlé de cette pétition dans cet article, pétition que j'avais signée dès que j'en avais entendu parler. Voici ce que je reçois aujourd'hui, que j'ai souhaité partager avec ceux qui n'auraient peut-être pas signé mais que le débat intéresserait tout de même : 



Edito – Merci pour votre engagement
Avec l’appel du 18 novembre dernier, nous avons atteint le premier objectif que nous nous étions fixé, mettre en débat la question de l’évaluation dans notre système éducatif. Vous êtes déjà près de 8000 à avoir rejoint cet appel, soyez-en sincèrement remerciés. Cette forte mobilisation, démontre l’urgence d’agir contre le phénomène de la souffrance à l’école, et l’importance de créer dès l’école élémentaire un rapport plus positif aux apprentissages.
L’extraordinaire écho médiatique qui a suivi l’appel a permis à cette question de dépasser la réflexion entre courants pédagogiques pour devenir le centre d’un débat national et d’une discussion plus fondamentale sur l’école.
C’est en soi déjà un succès tant nous sommes convaincus que les questions éducatives et plus précisément la lutte contre l’échec scolaire, dont l’une des conséquences est la sortie chaque année du système sans diplôme de près de 20% d’une classe d’age, est au centre des principaux enjeux de l’école. A l’heure de la société de la connaissance, nous défendons une évaluation différente qui permette à chacun de se situer en fonction des compétences acquises et où l’accompagnement des publics les plus fragiles deviendrait la priorité absolue.




L’appel et l’étude Pisa
Comme tout débat sur les questions éducatives dans notre pays, cet appel a suscité de vives réactions. S'il a fait débat, c’est aussi qu’il interroge plus largement la question de la sélection dans notre système éducatif.
A ce titre, la publication récente des résultats de l’enquête PISA 2009 menée par l’OCDE a mis en exergue les limites de notre système encore trop élitiste au sein duquel on ne peut que constater une inquiétante prégnance des inégalités. Notre école forme ainsi de brillants élèves, peu nombreux et généralement issus de milieux favorisés, alors qu’elle peine à faire progresser tout un groupe d’élèves en grandes difficultés, majoritairement issus de milieux populaires. A titre d’exemple, le pourcentage des élèves les moins performants à l’écrit est passé de 15% en 2000 à 20% neuf ans plus tard.
Nos élèves sont aussi parmi les plus stressés et les plus inhibés (notamment face aux épreuves de mathématiques).
Ces éléments ne font que conforter l’importance et l’urgence d’une nécessaire évolution de notre système si nous souhaitons élever le niveau d'acquisition de tous les élèves. A ce titre, il nous faudra, entre autres, réfléchir à nos techniques d’évaluation afin de les rendre moins stressantes et d’en faire des outils au service de l’enfant. Il nous faudra avant tout prioriser l’accompagnement des enfants les plus fragiles.

Lire l’ensemble du rapport :

La suite : le débat est ouvert
Le débat sur les notes qui ouvre, on le voit, un débat plus global sur l’école pose aussi avec insistance d’autres questions qui nous paraissent essentielles : la formation des enseignants, le lien famille école, l’accompagnement nécessaire des familles, leur place dans le système et plus précisément pour celles les plus éloignées de l’école, l’accompagnement des élèves, la place des associations complémentaires de l’école…
Faire vivre ce débat, c’est aujourd’hui alimenter la réflexion et favoriser la mutualisation des expériences innovantes. Nous avons créé une adresse mail spécifique pour recevoir vos contributions, réactions… :

Signataires – Ils nous ont rejoint
Immédiatement après la sortie de l’appel à la suppression des notes à l’école élémentaire, d’importants acteurs de la question éducative nous ont rejoints, parmi lesquels :
Jean-Jacques Hazan, Président de la FCPE
Jack Lang, ancien ministre de l’Education Nationale
Thierry Cadart, Secrétaire général du Sgen-CFDT,
Luc Bentz, Secrétaire national d’UNSA Education
Eric de Saint Denis, Coordinateur du micro-lycée de Vitry (Val de Marne) et Secrétaire de la Fédération des Etablissements Scolaires Publics Innovants (FESPI).
Retrouver les témoignages et les signataires :
http://www.suppressiondesnoteselementaire.org/
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mardi 30 novembre 2010

On achève bien les écoliers... et les profs


Nous sommes un très grand nombre, il me semble, à critiquer l'Éducation Nationale.
Que nous soyons prof, maman ou avec la double casquette.

Par contre, il me semble important de ne pas faire de généralités :
- OUI un grand nombre de profs aiment leur travail
- OUI une grand nombre de profs aimeraient être formés en formation continue même si c'est pendant les vacances scolaires
- NON tous les profs ne choisissent pas ce métier pour les vacances (ils ne tiendraient pas bien longtemps ! :-) )
- OUI, j'aime croire que beaucoup de profs respectent leurs élèves même s'ils ne savent pas toujours bien comment s'y prendre
- NON tous les profs ne se plaignent pas de leu salaire

Si j'avais un reproche à faire à ce lire très intéressant, ça serait celui-là : ne pas parler de toutes ces classes qui fonctionnent bien, de ces enseignants qui enseignent selon la pédagogie Montessori dans leur classe ordinaire (certes dans des écoles privées mais sous contrat donc un peu dépendante de l'éducation nationale) et de toutes ces écoles à pédagogies alternatives.

Certains diront que ce livre ne traite que de l'éducation nationale et de généralités mais je trouve dommage de ne pas pointer du doigt en fin d'ouvrage toutes ces choses qui avancent et se mettent en place doucement mais surement.

Par contre, j'y ai vu beaucoup de similitudes avec un bouquin de psycho que je suis en train de lire et dont il faudra que je vous parle.
Comme beaucoup, nous le savons : les notes sont à proscrire car elles ne servent qu'à comparer les enfants les uns aux autres.



Quelques morceaux choisis (difficile de choisir parmi mes post it !) de ce livre que je vous recommande tout de même :-) :

"Si le redoublement est une maladie, le système français de notation, lui, peut tuer. C'est une véritable plaie qui exerce des effets nuisibles sur le moral, la confiance en soi et les performances des élèves."

" Il existe une différence importante entre la Finlande et la France. En France, vous cherchez à savoir ce qui est mauvais chez l'enfant. Ici, vous voulez savoir ce qu'il y a de bon".

Et pour finir :
" Dans chacun des pays qui ont amélioré leur système éducatif, il n'y a qu'une seule politique qui marche : stimuler les enseignants. Si vous leur donnez une formation poussée et que vous les traitez ensuite comme des professionnels, que vous les payez mieux et leur donnez confiance das leur travail, ils vous récompenseront par un impact profondément positif sur les élèves.
Les pays ayant obtenu les meilleurs résultats au PISA et autres test internationaux ont tous, sans exception, pris des mesures draconiennes pour moderniser la profession."


Qui d'autre a lu ce livre ?
Le débat est ouvert :-)

samedi 20 novembre 2010

Les marchés de Noël Waldorf




Dimanche 28 novembre, ce sera le premier dimanche de l'Avent.
Les écoles Steiner organisent dans de nombreux pays un bazar de Noël.
C'est une façon merveilleuse de découvrir la pédagogie Waldorf, d'aider les écoles, d'acheter des cadeaux "tricotés maison"(poupées en tissu, jouets en bois, livres, produits de beauté naturels....) , de savourer des plats biologiques, d'assister à un spectacle de marionnettes sur table ou à un concert....et de se mettre en chemin vers la lumière de Noël.
Doux week end à tous.

vendredi 19 novembre 2010

"ON ACHEVE BIEN NOS ECOLIERS" ou "OLD SCHOOL BIS"

En ce moment, nous ne sommes pas seuls, la France s'interroge sur son systeme educatif ... enfin c'est ce que je lis dans les journaux!

Le Nouvel Obs a publie un aticle interessant "L'ecole casse-t-elle nos enfants?" s'appuyant sur le bouquin de Peter Gumbel "On acheve bien les ecoliers".

un petit exemple sur un sujet que j'ai deja aborde sur ce blog :

"...Mais la France, elle, n’a pas fait sa révolution culturelle […] p 49 nombre d’enseignants réutilisent les mêmes méthodes que celles qu’ils ont connues enfants. C’est-à-dire une approche frontale, où l’enseignant est à la tête de la classe, transmettant les connaissances aux enfants qui les reçoivent et les mémorisent de manière passive. Même pour ceux qui refusent de telles méthodes, qui réorganisent la salle de classe et font de leur mieux pour encourager et motiver les enfants, les tests et les notes tiennent une place si prépondérante que leur marge de manœuvre est fortement limitée. Il semble inévitable que les enfants soient classés, rivalisant, ainsi, les uns avec les autres ».

Commentaire de Patrick Gonthier, secrétaire général de l’UNSA Education, deuxième organisation syndicale enseignante.

« Peter Gumbel met le doigt là où ça blesse. Il ouvre la boîte noire de la salle de classe. Nos collègues enseignants peuvent prendre ça pour une agression. Pourtant, ils ne sont pas en cause. C’est toute l’école française qui est rétive aux changements. Elle reste profondément élitiste, vouée au classement et à la sélection des meilleurs. Pour que ça change, et que d’autres méthodes d’enseignement soient introduites dans les classes, il faudrait qu’il y ait un consensus fort, un accord partagé par tous, les professeurs, les parents, les politiques, pour remettre en cause cet élitisme et mettre en œuvre la réussite pour tous à l’école. Nous en sommes loin. »



Je n'ai pas encore lu ce livre mais je vais le faire, pour pouvoir avoir encore plus d'arguments dans ma defense d'une ecole francaise "moderne" inspiree de Maria Montesori et autres pedagogies faisant de l'enfant leur priorite.

Si vous l'avez deja lu, votre avis m'interesse, comme toujours.

Et puis , vingt personnalites demandent la suppression des notes en primaire.

Moi je dis YHOUHOUHOU!!!! It's time guys!!!!! Allez, faut que ca bouge!

Et en attendant que les mentalites changent au rythme des institutions (gloups!) il y a des mamans qui ont tout compris.

jeudi 4 novembre 2010

Les chantiers éducation


Connaissez vous les chantiers éducation ?

Figurez vous qu'il y a quelques mois, je n'en avais jamais entendu parlé !
Oui, mais voilà, en déménageant, j'ai perdu tout mon cercle d'amies avec qui je discutais pour certaines tous les jours au parc !
J'ai donc cherché des endroits où je pourrais rencontrer d'autres mamans comme moi que ce soit lors de réunions ou d'activités tels ludothèques ou accueil maman/enfants. Il se trouve que ma région n'est pas très riche mais j'ai la chance d'avoir trouvé un chantier éducation.
Alors c'est quoi ?
Eh bien, c'est une réunion qui revient en gros une fois par mois où un groupe de mamans (une petite dizaine) ayant des enfants du même âge vont échanger sur différents sujets touchant à l'éducation (sujets que nous fixons à l'avance).
Nu besoin d'appartenir à une religion commune puisque les thèmes abordés touchent l'éducation des enfants.
Une maman prépare un thème et le présente lors de la réunion en ayant préalablement envoyé quelques questions permettant la réflexion au groupe. La réunion se clôture avec une petite conclusion.

Ma prochaine réunion (une 1ère pour moi !) est lundi prochain et le thème très vaste est "L'autorité".
Si vous voulez réfléchir avec moi, voici les questions que j'ai reçues :
1- Que représente l'autorité pour vous ? Comment l'avez-vous vécue en tant qu'enfant et comment l'envisagez-vous en tant que parent ?
2- Quand il y a un conflit avec un enfant, comment procédez-vous ? Par quelles étapes passez-vous avant d'utiliser la sanction ? (je pense bien à un post lu sur ce blog il y a peu ! :-) ) Quelles sanctions utilisez-vous ?
3- Comment l'autorité parentale se partage-t-elle dans votre couple ?

J'ai couché 2/3 idées sur le papier et à chaud comme ça, je peux dire tout de suite que le 2ème groupe de questions me pose problème car pour moi, la sanction est vraiment le dernier recours et elle met en avant que nous avons échoué dans le message que nous souhaitions faire passer.
En fait, j'ai des choses à dire mais je préfère vous laisser vous exprimer d'abord. C'est un peu idiot de tout dévoiler d'un coup, non ? :-)

A vos claviers si le sujet vous inspire...

mardi 2 novembre 2010

Emilia Reggio

Bonjour à toutes (et tous)

Au cours de mes pérégrinations sur le Net je suis tombée sur cet étrange nom : Emilia Reggio... Habituée des Maria Montessori, Charlotte Mason, Augustin Freinet et autres géniaux pédagogues, j'ai pensé trouver une nouvelle personnalité...

Surprise ! Emila Reggio est un village italien, mais un village vraiment... particulier ! A la base, il existe tout de même un homme : Loris Malaguzzi.

Une belle découverte pour moi... et peut-être pour vous :)

Les informations sont tirées de ce site :

Loris Malaguzzi était le fondateur de l'école municipale pour les jeunes enfants de Reggio Emilia, en Italie.
Quelques jours seulement après la seconde guerre mondiale Malaguzzi a commencé le processus d'aide à la reconstruction des écoles de Reggio Emilia, brique par brique. Il possédait des diplômes en psychologie et en pédagogie et il avait enseigné aux élèves de collège pendant plusieurs années avant de s'occuper des centres de la petite enfance de Reggio. En 1963, la première école de la ville pour les jeunes enfants ouvre avec assez d'espace pour 60 enfants.Aujourd'hui, il y a 43 centres pour nourrissons et tout-petits et écoles maternelles.

Reggio Emilia, est devenu un centre international dédié à la mémoire de Loris Malaguzzi, accueillant les éducateurs du monde entier pour se renseigner sur les écoles et la philosophie de Reggio Emilia.

Les clés du concept :

* L'enfant en tant que protagoniste. Les enfants sont forts, riches et capables. Tous les enfants ont le potentiel, la curiosité et l'intérêt dans la construction de leur apprentissage, et la capacité de négocier avec tout leur environnement. Les enfants, les enseignants et les parents sont considérés comme les trois protagonistes centraux dans le processus éducatif.

* L'enfant en tant que collaborateur. L'éducation doit se concentrer sur chaque enfant par rapport à d'autres enfants, la famille, les enseignants et la communauté plutôt que sur chaque enfant dans l'isolement. L'accent est mis sur le travail en petits groupes. Cette pratique est basée sur le modèle constructiviste social qui soutient l'idée que nous nous nous formons dans notre interaction avec les pairs, les adultes, les choses dans le monde, et les symboles.

* L'enfant en tant que communicateur. Cette approche favorise le développement intellectuel des enfants grâce à une démarche systématique de représentation symbolique, y compris pour les mots, le mouvement, le dessin, la peinture, la construction, la sculpture, le théâtre d'ombres, le collage, le jeu dramatique et la musique, ce qui conduit les enfants à des niveaux surprenants de communication, de compétence symbolique, et de créativité. De cette façon, ils rendent leur pensée visible à travers leurs nombreuses "langues" naturelles

Le jeu est reconnu comme l'outil le plus puissant pour l'apprentissage des enfants. Les enfants ont de nombreuses occasions d'apprendre dans la nature ainsi que dans la salle de classe.
Leur apprentissage ne vient pas des livres, mais de l'imagination et leur curiosité.
L'environnement comme le "troisième professeur" :
Dans les écoles, l'environnement et les espaces sont conçus et organisés du point de vue architectural et fonctionnel de vue de soutenir l'imbrication des relations et des rencontres entre adultes et enfants, parmi les enfants, et parmi les adultes.L'environnement est conçu et vécu comme un interlocuteur éducatif, comme une sorte de "troisième professeur», offrant des possibilités et des espaces structurés qui offrent à chaque enfant et chaque groupe d'enfants des stimulis pour le jeu, la découverte et la recherche.
L'école entière est imaginée comme un atelier pour l'apprentissage de l'enfant.


Un élément important est la relation forte entre l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment scolaire. L'école devrait être un lieu qui «sent» ce qui se passe en dehors - de la météo aux changements saisonniers, de l'heure de la journée au rythme de la ville - car elle existe dans un lieu et une heure précises.
Les éléments qui favorisent cette relation intérieur-extérieur:
- «Filtre» des espaces (porches, vérandas)
- Cours intérieures (couvertes ou non) avec des plantes et autres éléments naturels
- L'usage particulier des espaces extérieurs: l'équipement de jeu, sentiers, des installations pour rendre visibles les comportements des forces physiques (vent, eau, etc)
A l'intérieur, des ateliers et des mini-ateliers permettent aux enfants de s'essayer librement à toutes sortes de créations, médiums... pour exploiter leur "centaine" de moyens d'expression (voir texte en-dessous)


Les photos sont tirées de ce site, où vous pouvez voir différentes écoles et ateliers dans le monde, ainsi que des livres, des sites internet, des articles pour aller + loin !

CLIC !
***

Je vous laisse découvrir ce texte de Loris Malaguzzi :

The child
is made of one hundred.
The child has
a hundred languages
a hundred hands
a hundred thoughts
a hundred ways of thinking
of playing, of speaking.
A hundred always a hundred
ways of listening
of marveling of loving
a hundred joys
for singing and understanding
a hundred worlds
to discover
a hundred worlds
to invent
a hundred worlds
to dream.
The child has
a hundred languages
(and a hundred hundred hundred more)
but they steal ninety-nine.
The school and the culture
separate the head from the body.
They tell the child:
to think without hands
to do without head
to listen and not to speak
to understand without joy
to love and to marvel
only at Easter and at Christmas.
They tell the child:
to discover the world already there
and of the hundred
they steal ninety-nine.
They tell the child:
that work and play
reality and fantasy
science and imagination
sky and earth
reason and dream
are things
that do not belong together.
And thus they tell the child
that the hundred is not there.
The child says:
No way. The hundred is there.

L'enfant
est fait de cent.
L'enfant a
une centaine de langues
une centaine de mains
une centaine de pensées
une centaine de façons de penser
de jouer, de parler.
Une centaine, toujours une centaine de
des moyens d'écoute
de s'émerveiller de l'amour
une centaine de joies
pour le chant et la compréhension
une centaine de mondes
à découvrir
une centaine de mondes
à inventer
une centaine de mondes
à rêver.
L'enfant a
une centaine de langues
(Et plusieurs centaines d'autres)

Mais ils en volent 99.
L'école et la culture
séparent la tête du corps.
Ils disent à l'enfant:
de penser sans les mains
de faire sans la tête
d'écouter et de ne pas parler
de comprendre sans joie
d'aimer et d'admirer
seulement à Pâques et à Noël.
Ils disent à l'enfant:
de découvrir le monde déjà là
et de la centaine
ils volent 99.
Ils disent à l'enfant:
que le travail et le jeu
la réalité et la fantasme
la science et l'imagination
le ciel et la terre
la raison et le rêve
sont des choses
qui ne vont pas ensemble.
Et ainsi, ils disent à l'enfant
que les cent ne sont pas là.

L'enfant dit:
Pas du tout. Les cent sont là.

***

ps: je suis sous Mac, j'espère que cette fois le message apparaîtra bien pour tout le monde !

jeudi 28 octobre 2010

Le jeu enjeu


Le jeu enjeu pour reprendre le titre du livre de Jean Epstein, qui alertait les milieux de la petite enfance sur la nécessité du jeu dans les années 80.
Je viens de feuilleter le catalogue "Eveil et jeux, spécial Noël", la plupart des jeux présentés font appel à la mémorisation et ne sont que des apprentissages scolaires : des chiffres et des lettres à dévorer sous toutes les formes !
Une petite fille de 4 ans m'a dit que jouer à la poupée c'était pour les bébés!
On comprend les difficultés des jardins d'enfants Waldorf à exister, ce sont des lieux de vie où le temps consacré au jeu libre est important. On donne aux enfants un matériel peu élaboré qu'il peut investir et transformer grâce à son imagination.
Les photos de ce billet sont issues du livre de Christopher Clouder "Jeux d'éveil pour votre enfant", édition Courrier du livre : "La philosophie Steiner-Waldorf vise à aider les enfants à grandir de manière naturelle, créative à la fois sur les plans physiques, intellectuel et spirituel.
Cette approche est idéale pour les parents qui souhaitent offrir à leur enfants autre chose qu'un régime constant de télévision et de jouets produits en quantités industrielles."

mardi 12 octobre 2010

Vidéo sur l"école Perceval de Chatou, pédagogie Steiner/Waldorf.
Un reportage sur l'ancienne école de mes filles.

vendredi 8 octobre 2010

OLD SCHOOL

"Nous ne connaissons que trop le triste spectacle du professeur qui, dans les écoles traditionnelles, doit introduire un certain nombre de choses dans la tête des élèves et qui pour réussir cette tâche stérile se sent obligé d'imposer une parfaite immobilité ; les punitions et les récompenses lui servant d'aide pour forcer à rester dans cette attitude ceux qui sont condamnés à l'écouter.

Punitions et récompenses sont des encouragements à l'effort artificiel et forcé. »


Maria Montessori

***

Je suis encore enervee d'avoir appris, au detour d'une balade chez Les filles, qu'en France en 2010, on distribuait des bons points aux eleves et qui leur etaient repris si leur travail, leur attitude, n'etait pas satisfaisante!!!!

Non mais, pourquoi pas un tableau d'honneur et remises de medailles ou de rubans (encore plus old school) dans la cour de recre devant l'ecole reunie et puis bien sur, bonnet d'ane et coups de regles sur les doigts...

Je me suis bien poilee, tout a l'heure, sur facebook avec une vieille branche de copine de classe (du primaire jusqu'a la troisieme tout de meme!) a nous rememorer les tordues de profs que nous avions connues.

Elle se souvient tout particulierement de cette histoire qui me fait pleurer de rire quand elle la raconte (sorry!) ...pas elle!

"I., instit de maternelle m'a giflée en hurlant "SANDAAAALE",parce que j'hésitais à dire le mot "nu-pieds" devant une image de spartiate tendance des années 70... ;-) me demandant si c'était pas un gros mot, sachant que j'en entendais chez moi, soeurs et frères etc...), je m'en souviens encore... je voyais mes potes de maternelle à travers mes grosses larmes !! SAAAAAALOPE OUI !!! : D"

Je me rappelle aussi de cette affreuse Madame L. qui, alors que le pere de Stephanie (seventies, seventies) etait venu jusque dans la classe pour excuser le retard de sa fille, avait fait les doux yeux au daddy mais des que celui ci avait tourne les talons, s'etait precipitee sur la petite fille de sept ans pour lui dire de tout...pas de bol, le pere avait attendu deux minutes derriere la porte pour refaire ses lacets et avait donc resurgi dans la e telle une tornade.
...

Je me souviens de mes copines qui faisaient pipi dans leur culotte de trouille, tellement elles avaient peur de demander l'autorisation de sortir de la classe, a ce dragon de Mademoiselle B. . Cette derniere nous punissait regulierement a passer un long moment dans la petite piece sans fenetre qui nous servait de vestiaire et ou, pour seule distraction, nous pouvions admirer les oeuvres des tetes blondes qui nous avaient precedees (et eventuellement completer les dites oeuvres)... on pouvait ainsi lire sur les vieilles cartes de France pendues la, en particulier un "B. a poil" sous un petit dessin aussi explicite que nos neuf ans dans une ecole de fille ET de bonnes soeurs nous le permettait

Mais il y avait aussi Mademoiselle C. qui nous faisait ecouter de la musique les yeux fermes, la tete sur nos bureaux, avant les controles de francais (en sixieme et cinquieme) en nous expliquant que les vaches qui ecoutaient Mozart produisaient un lait bien meilleur (!). La Mirgue et Teddy peuvent lui dire merci, pour l'orthographe, en revanche...

Et puis encore la prof de math qui nous distribuait un carre de chocolat "noir, cote d'or, le meilleur" avant les controles de math en quatrieme et troisieme... Ce n'etait pas, of course, cette horrible Madame L., prof de maths en sixieme et cinquieme tout en Anny Blatt poilue, qui me detestait et m'avait dit que je n'arriverai "a rien" ... elle avait aussi dit a l'une de mes meilleures amies qu'elle etait "nulle, pas etonnant avec votre tete de cheval"!!!!!

Je me souviens bien sur de Mere Marie, notre prof de francais en quatrieme.. Elle nous a conduit a travers Rome en tenue de bonne soeur, of course, mais en agitant au vent un bandana rouge aussi sauvage que celui de Renaud... pour nous faire plaisir (il fallait un signe de ralliement) C'est la meme qui acceptait de developper des sujets improbables comme "l'invention la plus revolutionnaire, le telephone, la television, les antibiotiques ou la pilule et le preservatif?", resistant a toutes les provocs de nos treize ans et trouvant toujours le moyen de nous (de s') instruire...

Bref, des mauvais et des bons souvenirs de cette education a la francaise du siecle passe ou tout roulait quand l'eleve n'etait pas trop mauvais.

Mais nous sommes bien d'accord, c'etait dans les annees 70 et 80. Nous sommes en 2010.
Je suis donc consternee de voir que l'education nationale, incapable de se reinventer et face a l'echec flagrant de son mode de fonctionnement seculaire, ne trouve rien de mieux que de reintroduire les recompenses et les punitions sous la forme de ces vieux "bons points" simplistes.

Toujours la competition, le prof tout puissant, prendre les enfants pour des anes avec ces carottes et ces batons, rien d'etonnant peut etre au pays de la Legion d'honneur (bouffonnerie bien francaise non??).

Allez, ce soir l'ecole Montessori de la Mirgue est ouverte aux parents.

Je vous raconterai.

mais vous, vous en pensez quoi de ces bons points ?

***
Edi: ce petit article un peu brouillon, un peu enflamme vient tout droit de mon blog. En attendant de venir, ici ,developper les idees de notre pote Maria sur le sujet, je me suis dit qu'il avait peut etre sa place dans Le Monde des Enfants.