vendredi 16 septembre 2011

Sortir de la culpabilité et devenir des parents responsables: 
une urgence pour les enfants!

L'autre jour, je discutais avec une maman perdue face à l'attitude de son jeune ado qui se plaignait qu'il ne l'écoute pas, n'en fasse qu'à sa tête, ne range pas ses affaires, etc… bref une cohabitation difficile et deux personnes en souffrance.
Que dois-je faire? me demande-t-elle.

Et bien, je n'ai pas de recette toute faite à appliquer, ce serait facile et j'aurais évidemment beaucoup de succès. Dans la plupart des cas similaires qu'on me présente, je constate ceci: l'enfant, jeune adolescent voire plus jeune, se rebelle contre l'attitude autoritaire de son entourage, que ce soit ses parents ou le corps enseignant.

On pense que la crise d'adolescence est normale et fait partie du processus d'évolution de l'enfant et moi je crois que c'est habituel mais que ce n'est pas normal. Ce n'est pas censé se passer comme cela. Cependant, la manière dont la plupart des parents éduquent leurs enfants et la manière dont la société les considère ne peuvent mener qu'à une rébellion des jeunes.

On leur manque tout simplement de respect et ça commence dès tout petit: on leur impose nos critères, ils doivent rester sages, ne pas déranger, étudier ce qu'on décide qui est intéressant pour eux, ne pas bouger, on les oblige à finir leur assiette quand ils n'ont plus faim ou qu'ils n'aiment pas, les obliger à dire merci avant même qu'ils aient envie de le dire spontanément et avec sincérité, on les punit s'ils ne répondent pas à nos attentes, on les récompense pour qu'ils comprennent qui ils doivent devenir et comment "bien" se comporter, etc… La liste est longue malheureusement des comportements dystropiques à l'égard des enfants, c'est-à-dire des attitudes qui bloquent la manifestation du potentiel chez les enfants et les empêchent de satisfaire leurs Besoins Fondamentaux (sécurité, repères, liberté, amour, cohérence, sens et réalisation).

Vous croyez que j'exagère? J'aimerais… Mais chaque jour m'apporte son lot d'exemples tristes de parents perdus, désespérés. Comment voulez-vous qu'une relation de confiance puisse s'établir, le dialogue s'installer sincèrement, si l'enfant se sent obligé en permanence de s'adapter aux attentes des adultes. Comment voulez-vous qu'il participe à l'harmonie du système familial spontanément si on lui dit qu'il n'est pas chez lui, que c'est nous qui payons le chauffage, les courses, etc…? Alors qu'on sait très bien qu'il ne peut pas y participer puisqu'il ne peut pas travailler (et qu'il doit même plutôt faire des études et universitaires de préférence). Parfois même, quand l'enfant plus jeune veut aider à mettre la table, on lui dit non parce qu'on a peur qu'il casse la vaisselle par exemple et après on s'étonne qu'il rechigne à donner un coup de main: son élan naturel a été cassé. Point.
Comment attendre des enfants qu'ils nous respectent, si nous ne les respectons pas nous-mêmes? Quelle liberté d'action et d'expérimentation de la vie leur laissons-nous lorsque nous avons sans cesse peur qu'il leur arrive quelque chose.

C'est quand même bien nous les parents qui avons fait venir notre enfant, non? Quel autre choix a l'enfant que de nous faire confiance, de se fier à notre expérience, de nous prendre pour guide et pour modèle? Notre responsabilité est grande. Lorsqu'adultes, nous confions nos difficultés à quelqu'un, lorsque nous demandons de l'aide ou un service, n'attendons-nous pas aussi d'être respectés?


J'exagère, vous m'en voulez? Vous vous sentez coupable peut-être? Coupable de ne pas avoir fait ce qu'il fallait, de constater la rupture avec votre enfant à qui vous avez tout donné avec tant de bonnes intentions?.

Oui, le mot est lâché, coupable… Je crois hélas que c'est probablement le plus grand obstacle à la conscience de sa responsabilité: rester dans la culpabilité. En effet, je pense que par un mécanisme de défense, notre peur de nous sentir coupable, d'avoir mal fait nous pousse à rejeter la responsabilité sur l'enfant lui-même, ou bien sur la société, les profs, ses propres parents, etc… Mais surtout pas soi! Ça ferait trop mal… et ça fait mal d'ailleurs…

Or, voyez-vous, il ne s'agit pas de trouver qui a commis une faute. Car nous agissons toujours en fonction de ce que nous croyons, en fonction de notre vision de l'enfant, notre vision de l'éducation, notre système de croyances. Nous ne pouvons donc pas agir différemment et il n'y a pas de faute car ces croyances, nous les avons intégrées dans notre propre enfance au travers de l'éducation reçue de nos parents. Ce sont eux alors les coupables? Non, ils n'ont pas non plus commis de faute, ils ont aussi agi en fonction de leur système de croyances… Leurs parents, alors? Non plus. Nous pourrions remonter à Adam et Eve peut-être… Ce qu'il faut comprendre, c'est que tant que nous ne changeons pas notre système de croyances, nous ne pouvons changer notre manière d'agir ou alors c'est du comportementalisme. Mais chassez le naturel, il revient au galop…

Je vous invite à sortir de la culpabilité et à entrer dans la responsabilité: assumer sa responsabilité d'avoir fait venir un enfant sur Terre, prendre conscience de ses propres croyances négatives afin surtout de les changer. Afin de rétablir peu à peu un lien de confiance avec son adolescent ou pour éviter de le perdre. On peut tout "guérir", il n'est jamais trop tard, mais rien ne vaut mieux que la prévention. N'attendez pas que ça se passe mal pour apprendre à respecter les besoins de votre enfant. Informez-vous et formez-vous pour devenir des parents épanouis et surtout des adultes heureux! C'est le plus beau cadeau que l'on puisse faire à un enfant.

Laurence Legrand
Aligneuse et Animatrice de stages "Éducation Syntropique"
www.blanchecolombe.be

22 commentaires:

  1. Merci, merci, merci pour ce billet qui remet les choses dans le bon sens. Je suis heureuse de voir que d'autres personnes partagent ce point de vue, dont je parlais avec mon époux il y a quelques semaines. C'est un fou pari que nous prenons de vouloir changer tout celà (comme vous le dites si bien on peut remonter jusqu'à Adam et Eve...)
    Je suis également persuadée que les "symptomes" de l'adolescence tels que nous les connaissons ne sont que la conséquence de la manière dont sont éduqués les enfants depuis tant de générations. Le problème, c'est que c'est ancré dans l’inconscient collectif, que c'est marqué dans les livres, c'est ainsi, un adolescent est aggressif, rejette l'autorité, n'écoute pas ses parents etc etc. Alors qui va essayer de changer les choses, puisque c'est ainsi ?
    il est temps de se responsabiliser et de changer la donne !

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  2. merci de me recentrer !! Cela me donne de quoi reflechir.

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  3. Merci Laurence. Très bel et juste article! Malgré ma conscience de tout celà depuis de nombreuses années, je travaille toujours sur moi et mes croyances. La route est longue, mais ce chemin en vaut tellement la peine!

    Sand.

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  4. merci pour vos témoignages et vos réactions !

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  5. Oh !! quel bel article qui fait à nouveau réfléchir.
    Pas toujours facile, l'impression parfois de ne pas y arriver mais faut pas lâcher je sais...
    Merci

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  6. Laurence je t'adore!

    s.t.

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  7. Hyper angoissant cet article. En gros, vous nous dites que s'il a des soucis relationnels lors de l'adolescence, c'est de ma faut? Mon fils a 3 ans, je fais de mon mieux pour lui apprendre la politesse et les règles de vie en société tout en le respectant au mieux et en essayant de lui faire confiance. S'il y a des pb plus tard, ce sera peut-être de ma faute, peut-être de celle de son papa, de la société, du système scolaire et pourquoi pas, de mon fils lui-même... Mais je n'ai pas envie de culpabiliser et surtout pas encore. Je fais ce que je peux, avec mes travers de mère imparfaite et qu'on ne vienne pas me reprocher ces travers, c'est ce qui me rend humaine...

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  8. Loreleï: je pense que ce que voulait dire Laurence est plutôt une ligne de conduite, un petit mantra qu'il faut garder dans un coin de sa tête quand on cède à l'énervement face à son enfant. Et je suis sûre qu'elle sait que ce n'est pas évidement, parce que comme vous le dites si bien, nous sommes humains !
    Nous avons droit à l'erreur, aux retours en arrière. Mais l'essentiel est de s'en apercevoir, de savoir avec humilier reconnaître que nous avons mal agi en tant que parent, pour se remettre sur la bonne voie.
    C'est plus facile quand on est en forme, quand l'enfant ne sort pas d'une colère ou que sais-je ;-)
    Par exemple je me dis souvent: tiens, j'ai posé un principe dès le départ pour ma fille (genre, on ne touche pas à la vaisselle, pour reprendre l'exemple cité)mais pourquoi ? Par habitude. Est-ce possible de le changer, parce qu'elle me montre des signes d'intérêt pour mettre la table ? Eh bien ok, je lui mets un plateau avec un set de vaisselle à sa hauteur, achetés pas cher mais qui casse quand même), elle est contente et moi bien moins angoissée.

    Quant à l'adolescence, je suis assez mitigée par votre affirmation, Laurence, que les soucis puissent être écartés grâce à une relation de confiance établie dès l'enfance. Il me semble que nous avons tous des exemples dans notre entourage de jeunes en "digression" qui n'ont pourtant jamais rompu le dialogue avec leurs parents, qui sont quant à eux à l'écoute, informés etc. Je pense que certains tempéraments font qu'on ne traverse jamais sans fracas l'adolescence. Car il faut "tuer le père et la mère". Cela peut se faire de façon plus ou moins silencieuse. Mais je pense que c'est un passage obligé, et nécessaire pour la construction de soi.

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  9. L'adolescence est une période particulière et je me demande s'il est possible d'établir des principes clairs sur "comment éviter la crise d'ado?"
    Comme le dit Belliflora, j'ai connu des enfants très respectés dans leur famille et qui ont eu une crise d'ado terrible, et vice-versa. Personnellement, j'ai eu une crise d'ado très très violente alors que mon éducation a été très respectueuse. Idem pour mon frère et l'explication, je ne l'ai toujours pas...

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  10. merci pour vos réactions. je ne crois pas que la crise d'adolescence soit nécessaire, mais il se fait que, au delà de papa et maman, la société a un rôle important dans l'éducation des enfants au travers des enseignants et aussi des médias. Et je pense que d'une part les profs ne sont pas suffisamment formés (notamment quant à ce qu'est un enfant et quels sont ses besoins - ce que me disent pas mal de profs que je connais) et d'autre part le modèle de consommation de la société n'encourage pas beaucoup les jeunes à donner du sens à leur vie et à se prendre en main. Je dois ajouter que cette société dans laquelle nous vivons est la résultante de toutes les personnes qui la composent, c'est-à-dire NOUS et qu'à ce titre nous portons une responsabilité (lisez bien responsabilité et pas culpabilité). Nous n'élevons pas nos enfants sous cloche et il y a des influences extérieures qui, à mon sens, si elles sont décodées et expliquées à l'enfant (ou pas) peuvent être enrichissantes ou destructrices.
    Laurence

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  11. peut etre estce parce que mes enfants sont petits mais je ne redoute pas la fameuse "crise de l'adolescence"...je me dis que cela risque d'être compliqué et éprouvant mais comme bcp d'étapes, cela passe et moi c'est l'adulte en devenir qui m interesse..
    lorelei dit avoir eu une éducation respectueuse mais a pourtant fait une grosse crise d'ado, pourtant aujourdhui, elle semble équilibrée et tournée vers un parentage naturel et respectueux....là "victoire "n'est elle pas la??

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  12. Quel unanimité dans les commentaires et quel enthousiasme. Je vous invite donc toutes à ne pas "manquer de respect" à vos enfants et à ne pas leur apprendre les mots qui dans le monde des tortionnaires, dont je suis, marque le début de la considération et du respect envers autrui, comme "bonjour", " au-revoir" ou "merci". Donnons-nous rendez-vous dans quelques années afin de vérifier l'efficacité de cette méthode éducative et si la "spontanéité" de vos enfants a fait des miracles. Ne vous méprenez pas, je suis souvent consternée par le manque d'imagination et l'incapacité de nos institutions scolaires à se réinventer en intégrant des méthodes dites alternatives qui ont fait leurs preuves, mais je ne suis pas dupe du discours des marchands qui veulent nous vendre une recette miracle qui si elle existait, serait déjà mise en pratique par nous tous et toutes. Et ne soyons pas dupes non plus d'un discours ambivalent qui prône le respect des enfants mais dans le même temps nie son individualité en vous faisant le responsable, voire le coupable, de tous ses comportements. Cordialement.

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  13. La premiere des politesses : se presenter, c'est a dire laisser un prenom. Au moins. Et pourquoi pas en effet juste apres un "bonjour"... La politesse a un sens. Et c'est tout ce que dit ce texte.
    La responsabilite a du sens aussi. Elle permet de faire les choses avec courage, sincerite et ne pas se cacher derriere un anonymat impoli. Au moins.
    Quant a la comparaison : pourquoi comparer des enfants devenus adultes dans quelques annees?
    Pourquoi s'exprimer avec cette sorte d'agressivite sur un blog? Est-ce la politesse que vous conaissez et cherissez anonyme?
    Et oui vive l'individualite de l'enfant (qui parle de la nier ?!)! Il sera un etre grandement responsable une fois devenu adulte.

    Sandrine Lonchampt.

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  14. Chère Sandrine, je ne me cache pas derrière l'anonymat et je vous donne avec plaisir mon prénom qui est Carole. L'agressivité est dans votre camp pour l'instant puisque mon anonymat n'était du qu'à mon inexpérience, c'était en fait la première fois que je postais un commentaire et je dois avouer que je ne suis pas déçue pour une première fois. Quant à ma prétendue agressivité je ne crois pas qu'il y en ait eu la moindre once, un agacement certain par contre que je confesse ici bien volontiers. Je ne renie rien de ce que j'ai écrit dans ces quelques lignes. Je comprends donc à votre réaction qu'il n'y a pas de place pour la critique sur ce blog et que l'attitude qui convient est l'approbation entière et sans faille. C'est dommage car par ailleurs, j'y ai lu des choses fort intéressantes et pertinentes. Je passerai donc mon chemin dorénavant. Je maintiens que ce discours est un discours marchand ( parlons du coût des stages pour apprendre cette fabuleuse méthode ). Je crains que vous ne m'ayez pas bien lu. Ce n'est pas moi qui nie l'individualité des enfants, ce qui serait une bien belle sottise évidemment, mais les tenants de cette méthode, qui nous expliquent que nous sommes responsables du comportement de nos enfants, entièrement. Ce qui me parait être le déni absolu de l'individualité des enfants. Bien évidemment, l'éducation que nous transmettons à nos enfants contribuent à les façonner ( un peu ), mais c'est oublier que les enfants, ont aussi leur propre singularité, liberté. Que d'autres gens s'occuperont d'eux, les personnels des structures de garde, les nounous, leurs enseignants, leurs grands-parents, qu'ils rencontreront des gens qui les influenceront et qu'au final ils feront aussi des choix personnels, en fonction de toutes ces multiples influences. Faire des parents les uniques responsables ( sans se déresponsabiliser bien entendu )est une posture intellectuelle que je réprouve. Prétendre vouloir faire sortir les parents de la culpabilité tout en les rendant responsables à 100% du comportement de leurs enfants est un discours ambivalent je le maintiens. Et est une négation de l'individualité de l'enfant et de sa singularité. Vendre une méthode ( car il s'agit de vendre nous sommes bien d'accord ? ) qui utilise les expressions " croyances dysharmonieuse ", " éducation syntropique ", termes bien nébuleux qui visent surtout à noyer le poisson et à se donner une crédibilité scientifique auprès de parents en recherche de solutions et en souffrance est un procédé que je réprouve. L'utilisation d'un jargon ( faut-il encore se donner la peine de se demander pourquoi cette utilisation ) est toujours mauvais signe, quel que soit le domaine dans lequel il apparait, philosophie, sciences, psychologie. Autant j'ai le plus profond respect pour les gens qui se démènent à faire reconnaitre des solutions éducatives alternatives mais ô combien efficaces comme les écoles Montessori pour ne citer qu'elle ( mais elles sont nombreuses ), autant j'ai la plus grande détestation pour les marchands qui exploitent la détresse et la souffrance de parents désorientés. Ce qui me parait évident concernant cette méthode. Vous avez évidemment le droit de ne pas être d'accord avec moi. Il semblerait qu'il n'en soit pas de même pour moi. C'est fort dommage.
    Je vous souhaite une très bonne journée.
    Cordialement

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  15. Bonjour Carole, vous comprenez tres mal ma reaction. J'adore lire la critique sur ce blog! J'adore les esprits critiques, et les "chiens qui deboulent dans un jeu de quilles" ;-). C'est vivifiant, remuant... Mais je prefere discuter avec un interlocuteur qui porte les attributs d'un etre humain fier, courageux et sincere avec ses idees. J'apprecie donc enormement votre reponse adjointe a un prenom! C'est trop facile intermouet sinon...

    Si vous aviez lu l'integralite (oui je sais c'est beaucoup) des articles et des commentaires (comme les miens parmis beaucoup d'autres) vous auriez pu realiser que la critique est la TOUJOURS bienvenue! Tous les auteurs et commentateurs sont loins d'avoir tous les memes avis sur toutes les questions... Nous avons eu quelques aticles genialement enflammes et je dois dire que chaque parti pris s'est surement enrichi grandement!

    Malheureusement, pour une raison que je comprend et qui est a mon avis tres culturelle (et donc liee a notre education), les debats s'enflamment parfois, les joues s'empourprent (je peux le sentir depuis les dizaines de milliers de kilometres qui nous separent), les mots s'envolent et cela se passe rarement avec ce que je nommerais "courtoisie". C'est dommage (revoir “grace et courtoisie” de Montessori. En bref, vous auriez pu dire la meme chose avec plus de “gentillesse”, sans parler de comparer des petits etres humains une fois devenus adultes ou je ne sais quoi encore (cela m'a fait frissoner cette remarque)... Mais ce n'est que mon ressenti. Cela etant dit, je peux comprendre votre agacement. Pourtant dans mon monde, la formulation, l'expression et les methodes de communications sont tres importantes dans un debat. Ce sont des marques de respect. Et je crois que c'est la premiere brique de l'edifice...

    s.

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  16. Pourtant, je l'accorde, l'important est le fond et non pas la forme en effet. Et maintenant que j'ai une personne “nommable” en face de moi, j'ai envie de rentrer dans le debat, prendre ce temps et cette peine.

    Sur le fond, je rejoins pour beaucoup de ce que vous dites Carole sur la singularite de l'enfant. Mais a la relecture du texte de Laurence, je ne vois pas, je ne lis pas vos mots, ni ce que vous lui reprochez. Peut etre avons nous deux angles de lecture tres differents et des emotions qui s'y rattachent tres differentes...

    Je pense que Laurence se defend elle-meme tres bien de ne pas vouloir faire culpabiliser les parents. Elle suggere seulement LA RESPONSABILITE. A aucun moment elle ne nie la singularite de l'enfant ni l'importance du monde exterieur, elle en parle elle-meme dans ses articles. Et elle le dit tres bien, la culpablite pour la culpabilite est sterile. Et meme dangereuse : et pour le parent et pour l'enfant.

    J'ai donc meme le sentiment que vous etes d'accord sur ce point... Mais c'est mon appreciation de lecture.

    En revanche elle insiste sur la responsabilite. Et la je la rejoins. Pour briser ce cycle, il nous faut nous responsabiliser et ne plus rejeter la culpabilite sur nos propres parents, Adam et Eve, la societe qui est vilaine, ect... ni meme sur nos enfants. Il nous faut CHANGER LES CHOSES NOUS MEME, nous prendre en main et AGIR. Mais cela peut se faire sans desespoir, sans malheur, sans desorientation aucune... Et je crois que c'est ce que fais Laurence ici.

    Apres il est vrai qu'elle en fait son gagne pain. Ou est le mal? Bon sang je la prefere a mon banquier et je prefere son metier a bien d'autres qui sont de vrais voleurs, pourtant je lui donne moins d'argent. Je ne lui en ai jamais donne. Elle ecrit sur ce blog par don. Elle repond sur ce blog par don. Pourquoi lui reprocher sa propre activite professionnelle ensuite? Il y a des metiers bien plus terribles sur cette bonne vieille terre. Peut etre devrions nous focaliser notre energie a l'attaque de ceux qui sont reellement dangereux (comme les institutions tres etablies qui briment la vie des parents et des enfants), qui change le visage de notre monde pour le pire... Non? Laurence oeuvre de toutes ses forces et son coeur pour faire avancer les choses dans un sens qui lui semble le plus juste, notamment avec l'ouverture d'une ecole! A-t-elle le droit de manger a cote? Payer ses factures? Son loyer? S'il y avait plus de gens comme Laurence et moins de banquiers... Mais la je m'egare... Bref, vous jugez un etre humain sur quelques articles, une video youtube, un site web? Qu'en pensez vous?

    s.

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  17. Sinon, je trouve contrairement a vous que cet article est bourre d'espoir, d'energie positive, d'aide... Et cette aide GRATUITE elle ne me la facture pas (je suis la creatrice de ce blog). C'est de l'ordre du partage. On prend ou on jette. On prend ou on debat. Mais pourquoi jeter Laurence aux orties ainsi?

    Sinon je comprend votre agacement avec l'utilisation de termes comme "education syntropique"... Moi meme la premiere fois que j'ai lu le blog de Laurence, j'ai ete ennuyee de lire ce genre de denominations, je le dis aussi ici sincerement, je ne suis pas fan. Pourtant j'ai pris mon intention la plus objective possible, j'ai laisse de cote et j'ai lu ce qu'elle avait a dire. Et je pense que Laurence voit les choses d'une maniere magnifique. C'est pour cette raison que je lui ai propose d'ecrire ici... Donc oui, je defends aussi sur ce blog ce qui me semble juste. Tout ce que je recherche est la justesse. Dans le sens le plus noble du terme.

    Peut etre devriez vous relire ce texte. Je vais en faire de meme. Ainsi que vos commentaires, soyez en certaine.

    Pour finir. Vous avez le droit de ne pas etre d'accord. Personne ne vous dit le contraire Carole. Mais permettez moi aussi de defendre mon point de vue, et ce qui me semble juste. A moi. Et continuez a exprimer vos opinions aussi surtout, c'est important d'etre celle qui n'est pas d'accord, que l'on ai tort ou raison.

    Bonne journee a vous aussi.

    Sandrine.

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  18. Qui est Laurence?

    http://www.tematix.be/blanchecolombe/index.php?option=com_content&view=article&id=3:qui-suis-je-&catid=10:qui-suis-je-&Itemid=5

    http://lamaisondespotentiels.be/

    Sandrine.

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  19. Je rejoins pleinement Laurence. Je pense que le noeud du problème, dans l'éducation des enfants, de nos enfants, est qu'on fait TOUJOURS de son mieux ! Or, quand on fait "de son mieux", on le fait avec, dans notre tête, toute une série de croyances, pour la grande majorité inconscientes, acquises au cours de notre vie (surtout notre propre enfance) et qui, pour la plupart, limitent notre propre potentiel. Et par voie de conséquence, risquent de limiter le potentiel de nos enfants... Bien malgré nous !

    Ce que j'ai personnellement appris, dans ma démarche de développement personnel, c'est qu'il est inutile (j'ai envie de dire "presque inutile" pour ne froisser personne, mais je pense vraiment que c'est "inutile"), d'appliquer des "recettes" pour 1. Bien éduquer ses enfants 2. Résoudre des conflits avec eux quand ça commence à dérailler ! Car, ces recettes ne peuvent être que des changements de comportement. Or, changer son comportement ne change pas la croyance qui conduisait au comportement inadapté et à la situation qu’on vit comme « difficile ». Un comportement dans une situation donnée (ce qui vit personnellement une personne qui donne un conseil), n'est probablement pas adapté dans une autre situation (la personne qui reçoit le conseil). Ou même, changer de comportement face à un problème précis n'apportera pas nécessairement de solution appropriée si la situation évolue ou se produit dans d’autres circonstances légèrement différentes.

    Que faire alors ? C'est très simple (à dire mais pas nécessairement à faire) : faire un travail sur soi en faisant le ménage dans sa tête, c'est-à-dire changer ses propres croyances (disharmonieuses ou quel que soit le terme employé, celles qui limitent notre propre potentiel, qui nous empêchent d’être en harmonie avec notre Etre profond – et je pense que ça concerne tout le monde). Ensuite, et seulement ensuite, le comportement qu'on adoptera sera d’une part, probablement plus harmonieux mais surtout et aussi véritablement authentique. Et c'est ça qui compte... Après, on a juste à continuer à être soi, à ne pas s'en faire car du coup, nos comportements sont de facto enclins à transmettre des croyances harmonieuses à nos enfants (qui se sentiront plus sécurisés, plus libres, plus respectés,…)... c'est pas une bonne nouvelle ça ? Car, qu'on le veuille ou non, on transmet toujours ses croyances à ses enfants (c'est comme ça que vous les avez acquises, depuis Adam et Eve – voir plus haut). Changer de comportement pour résoudre une situation n'est que toucher à la couche de surface. Changer ses croyances limitantes, c'est changer profondément et surtout durablement (tiens, un terme bien à la mode) avec un impact sur tout le/les système(s) dont on fait partie, y compris la famille (qui est le système dont on parle dans cette discussion) avec tous les membres qui la compose. Car… changer un élément du système (vous) change tout le système, automatiquement (rien de neuf, c’est de la systémique) !

    Et donc, bonne nouvelle : vous avez les pleins pouvoir pour entamer ce changement. Car, finalement, c'est quand même la seule chose que vous pouvez changer : vous-même ! Arrêtez de croire que vous pouvez "changer les autres" (y compris vos enfants). Donnez-leur la chance de devenir eux-mêmes, en devenant vous-même ! C’est pour moi le meilleur (et même le seul) moyen d’éduquer vos enfants dans l’harmonie… Et du coup, on en revient à cette notion de responsabilité, et toute positive en plus : on a la responsabilité d’être qui on est vraiment. Point. Et si vous voulez vraiment vous sentir « coupable » de quelque chose, essayez ceci : sentez-vous coupable de vouloir changer les autres (et beaucoup envisagent l’éducation des enfants dans ce sens) avant vous-même…

    Denis D. père de 2 petites filles (3.5 ans et 11 mois)

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  20. Bonjour Mme

    Votre article est intéressant, en revanche vos propos me font l'effet que les parents "imparfaits" ressentant la culpabilité sont des parents irresponsables. Moi je pense qu'au contraire, être parent ça s'apprend, et ressentir de la culpabilité est un signe de responsabilité. Culpabilité n'est pas indifférence. La culpabilité tue, nous sommes bien d'accord, et elle ne permet en rien de résoudre les problèmes. Plutôt que de désigner les parents qui se sentent coupables comme des irresponsables, mieux vaut relativiser, car il n'existe pas de parents parfaits. Le ton de votre article suggère que vous détentrice de la vérité. Cela me gêne profondément.

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