jeudi 26 août 2010

Emmi PIKLER, autonomie des mouvements du bébé

... un ancien billet de mon blog, janvier 2008, avec quelques modifications...

Le petit d’homme a marché… C’était une étape cruciale, bien sûr, une étape vers plus d’autonomie. C’est aussi ce que nous, parents, attendons avec impatience. Mais pourquoi donc ? Pourquoi autant d’impatience dans le développement moteur de nos enfants ?

Les enfants font preuve d'un étonnement ambigüe de tous les instants dans leurs découvertes. C’est vrai que leur fonctionnement physiologique prend énormément de temps. Il répond à ses besoins primaires et quand nous pensons à une interaction, que nous rêvons devant ce premier sourire, nous nous rendons compte, avec un peu de désappointement la première fois, que le bambin sourit aux anges (c’est-à dire un état de béatitude au monde et non un sourire adressé à quelqu’un !).
J’avais envie de voir bouger mon fils. Il était par terre souvent, sur un tapis spécial bébé, doux et moelleux dans le salon, pas de parc et très peu de lit. Mais je m’impatientais de le voir se tourner, de couché sur le dos à plat ventre. J’ai pris énormément de plaisir à le voir se relever, se mettre debout, trouver son équilibre tout seul. L’haptonomie, après la naissance, permet de nous réinscrire dans une approche de l’autonomie de l’enfant, lui proposer dès le début de se tenir droit tout seul, de retrouver son centre de gravité, son centre affectif… alors oui, nous étions un peu sensibilisés. Et pourtant…



J’aurais aimé être sensibilisée aux théories d’Emmi PIKLER. Pour elle, le bébé n’a pas besoin de l’intervention d’un adulte pour changer ou garder la position. Le développement vers la position assise, debout ou de marche doit être le résultat d’une démarche active de l’enfant et il s’agit bien là d’un développement cohérent, pas plus lent ou moins assuré mais, peut-être justement, source de confiance en lui. Il faudrait partir du concept de « soin global » soit une prise en compte de tous les aspects de l’enfant (ergonomie de son terrain de jeu, des jouets, alimentation, repos, rythme journalier, thérapie éventuelle…) et concevoir dans le système éducatif une part importante à l’organisation de vie entre parents et enfants et à l’environnement proposé. Ainsi les parents pourraient proposer des activités libres à leur bébé avec toute la sécurité et la meilleure adaptation aux demandes du développement de l’enfant : un tapis moelleux serait remplacé par un tapis de sol (antichoc mais permettant une meilleure oscillation ou amplitude de mouvements du corps), des stimulations à bonne distance des mains potelées mais pas forcément de provocation parentale. Ainsi absorbés par leurs activités, sereins et en sécurité, les petits bouts de chou laissent leurs parents, sans sentiment de culpabilité, reprendre le cours de leurs occupations.

N’hésitez pas à aller sur le site de l’Association Pikler-Loczy de France .

Vanessa

dimanche 22 août 2010

Apprendre en liberté

"Chaque être humain vient sur terre avec des dons, des talents. Ce ne sont pas des choses que l’on apprend mais qui se manifestent lorsque l’on s'occupe des enfants avec amour et sagesse. Ces dons peuvent se réveiller lentement et sont parfois difficiles à reconnaître."

"Chaque enfant est unique. Dès les premiers temps de sa vie, l’enfant est considéré par ses parents comme un être distinct. C’est en partie parce que chaque bébé arrive sur terre avec des caractéristiques et des talents potentiels, à l’état brut, bien sûr. Et une étrange force innée pousse chaque enfant à explorer ses possibilités. Cela le conduit parfois dans des directions que son entourage désapprouve. Et trop souvent, nous, les adultes, nous ne comprenons pas que ces particularités (ces « problèmes ») peuvent être des signes des dons de l'enfant."

>> Lire la suite de l'article.

"Oui, chaque enfant naît avec des capacités prêtes à se manifester ; non, cela ne signifie pas que nos enfants sont destinés à la grandeur, à la célébrité ou à la fortune. Cela signifie simplement que les enfants doivent pouvoir développer leur propre grandeur personnelle. Nous tous, adultes, nous connaissons ce processus permanent, cette recherche constante d’accomplissement ; il se manifeste à travers une quête du bonheur, de la joie, de la santé, du bien-être, du sentiment d’être utile, valorisé et reconnu."

"Laissés à eux-mêmes, les enfants agissent un peu comme des génies. Quels sont les comportements typiques associés aux génies ?..."

Extraits de l'article "Apprendre en liberté", par Laura Grace Weldon, magazine l'initiation.

vendredi 20 août 2010

Une lecture amenant à la pédagogie JAQUES-DALCROZE: Totto-chan

... je reprends ici un billet archivé de mon blog principal, il date d'octobre 2008, je ne l'ai que très peu modifié pour vous laisser mon enthousiasme...

En lisant « Totto-chan, la petite fille à la fenêtre » de Tetsuko KUROYANAGI, j’ai vraiment été touchée par une pédagogie musicale différente. En effet, le directeur de l’école primaire TOMOE, où la petite fille a passé quelques années, a été le premier à exporter la pédagogie JAQUES-DALCROZE dans le milieu scolaire de l’enfance au Japon.

Je suis incapable d’être en rythme dans le chant, la musique ou la danse. Alors, la pédagogie d’Emile JAQUES-DALCROZE basée sur l’apprentissage du mouvement par et pour la musique comme une manière de vivre m’a rendue perplexe… puis enthousiaste. Il s’agit d’investir notre corps et de le rendre sensible au rythme et à la musique. Nous sommes loin des cours de solfège ou de danse traditionnelle. Ici il est question de naturel avant de laisser parler la technique…
Par des exercices de « rythmique », le corps évolue en entier et fait appel à la voix et aux sens auditif, visuel, tactile et kinesthésique. Avec la musique, le corps est en mouvement et par des jeux, des exercices de coordination, de réaction, de dissociation et des improvisations, les élèves apprennent les notions de rythme (mesure, carrure, pulsation, rapport des durées), d’harmonie et de mélodie (gammes, tonalités, intervalles, accords). Le solfège n’est pas forcément présent.

*source du dompteur, site français JAQUES-DALCROZE

Il n’y a pas de méthode unique et chaque enseignant a improvisé sa vision de la « rythmique », très différente des méthodes passives d’enseignement de la musique ou de la danse traditionnelle. Ainsi le Directeur de TOMOE, Mr Kobayashi, après avoir suivi des cours en Europe, a dispensé les siens tous les matins à ses petits élèves : sur une musique jouée au piano, ils marchent de « façon parfaitement décontractée, en traînant presque le gros orteil par terre » puis ils adaptent l’allure au nombre de temps dans le rythme, 2 temps, 3 temps, jusqu’à 6 temps. Les mouvements des bras suivent, s’accélèrent, se modifient en fonction avec une gestuelle spécifique au nombre de temps. Et puis les changements de temps s’opèrent, il faut s’adapter ou continuer dans l’ancien rythme jusqu’à nouvel ordre… « Quand on lui demandait ce qu’était la rythmique, M.Kobayashi répondait : « C’est un jeu destiné à affirmer les mécanismes corporels, un jeu qui apprend à l’esprit à contrôler les mouvements du corps et à l’esprit de comprendre le rythme. Par sa pratique, la personnalité trouve son rythme. Une personnalité rythmée est belle et forte, et se conforme d’elle-même aux lois de la nature ». »

Mr Kobayashi, persuadée de l’intérêt de cette pédagogie pour harmoniser le corps et l’esprit, avait poussé la pratique par des séances, son cours de musique, de dessins à la craie sur le parquet de la salle commune. Affalés, couchés, assis, ou dans n’importe quelle position qui leur convenait, les enfants dessinaient les rythmes en notes de musique sans portée, fluettes ou grosses, prenant tous l’espace ou microscopiques… elles devenaient des dessins d’enfant et de vie : une « cabriole » par-ci, un « drapeau » par-là, un « drapeau-drapeau » ou un « double-drapeau », une noire, une blanche avec ou sans « grain de beauté », une ronde….

*source peinture de Ba Da Shanren (Shitao), Galerie de Andy

« Une grenouille qui saute dans un étang : qui n’a jamais assisté à pareille scène ? Pourtant seul Bashô a pu écrire :

Le vieil étang
Une grenouille plonge
Le bruit de l’eau !

(…) Le directeur rappelait alors la célèbre formule : « Rien n’est plus à craindre en ce monde que d’avoir des yeux incapables de voir la beauté, des oreilles incapables d’apprécier la musique, un esprit incapable de saisir la vérité et un cœur incapable de s’enflammer ». C’est là sans doute ce qu’il cherchait à éviter en incluant la rythmique au programme de l’école. »

Pour vous faire une idée de cours de solfège enseigné ailleurs avec ce même esprit JAQUES-DALCROZE, voici quelques extraits :


Cours de Rythmique-Solfège II
envoyé par Dalcroze


Cours de Rythmique-Solfège V
envoyé par Dalcroze


Cours de rythmique Parents-enfants
envoyé par Dalcroze

Pour en savoir plus sur cette pédagogie, lisez donc ici sur leur site français. La finalité de la rythmique (et une définition plus complète de la rythmique de JAQUES-DALCROZE) vous est présentée là et puis n’hésitez pas à essayer le petit questionnaire en bas de cette page, très instructif sur notre façon de concevoir la musique et le rythme. Il est aussi très intéressant de voir qu’en considérant l’espace, le temps, l’énergie dans le mouvement et la rythmique, cette pédagogie sert aussi en cas de handicap ou d’exercice de psychomotricité, par exemple pour les séniors.

Et Totto-chan m’a encore emmenée plus loin dans la découverte de la danse, comme j’aurais aimé en faire, loin des pointes ou des dictats, bien plus près de chacun tout en étant aussi énergique (et sportif). Elle a suivi quelques cours avec le célèbre professeur Baku ISHII, chorégraphe réputé, fondateur du « Centre de Recherches sur la Danse » à Jiyû-ga-oka. Paradoxalement elle attendait plus de rigueur, de pointes et de postures, des battements de cygnes pour danser sur le lac ! J’aurais aimé, pour ma part, répéter des phrases en musique comme « Soleil sur la montagne ! » : « - C’est bien que tu veuilles être un cygne, mais ce que je voudrais, c’est que tu prennes goût à danser à ta manière. »

Vanessa

lundi 16 août 2010

L'ostéopathie après un accouchement

Je reviens de vacances et pendant mon séjour nous sommes passés à côté d'une maman toute fraîche, cela devait être son premier (une primipare avec ce nom atroce qui indique la parentalité première). Son bébé dans les bras, le petit ventre contre sa poitrine, elle avait le regard très bouleversé: son enfant regardait par derrière lui.

Je n'ai pas osé m'arrêter. Je ne savais pas comment elle pourrait prendre mes paroles... et maintenant je m'en veux. Son bébé avait cette attitude là (ceci est une photo personnelle de mon fils à moins d'1 mois dans mes bras).

Que dire de ces moments où notre fils perdait du poids et ne me regardait pas. J'avais ce doute affreux de ne pas être aimée. Bien-sûr c'est un sentiment qui revient souvent chez moi, comme vous avez pu le constater en suivant mes divagations de parentalité sur mon blog. Mais bien-sûr aussi qu'un bébé aime sa maman, pour tout ce lien, pour ce besoin de sécurité et pour combler tous les autres: alimentaire et affectif (l'affectif si important).

Mais j'ai eu mal de le voir tordre la tête si loin de mes yeux, si loin de mon regard... jusqu'à ce que quelqu'un m'indique que notre lutin était coincé! Oui, l'accouchement avait dû bloquer quelque chose. Nous avons fait une séance d'ostéopathie et sa tête a repris sa place, son équilibre sur la colonne vertébrale.
L'ostéopathie a réparé en quelque sorte le traumatisme de l'accouchement (arrivé par voie basse grâce en partie à l'haptonomie, en partie seulement... et sorti par forceps à la vue de mon hypotension). Sa colonne vertébrale a retrouvé sa forme.
L'ostéopathie offre aussi, par manipulation légère (très) du crâne une remise en service des organes comprimés lors de l'accouchement, en plus.

J'aurais dû m'arrêter...

Rajout du 17/08/2010: je vous invite à regarder ce site pour les différents symptômes du nouveau-né, le crâne lui-même, la tête, le sommeil, la digestion ou l'état nerveux.

Vanessa

jeudi 12 août 2010

Le colibri et l'education


Pierre Rabhi parle d'éducation
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« Tout changement implique le changement de soi car si l’être humain ne change pas lui-même, il ne pourra changer durablement le monde dont il est le responsable. » Pierre Rabhi.

La Maison des Potentiels

Bonjour,

Je suis nouvelle sur le blog que j'ai découvert récemment.

Je me présente, je m'appelle Laurence Legrand, j'ai 40 ans dans quelques mois et je suis la maman de Luckas né le 24 décembre 2008. Sa venue au monde que nous n'espérions plus a transformé ma vie tant personnelle (quel apprentissage !) que professionnelle. depuis, je consacre pas mal de mon temps au domaine de l'éducation via la relation d'aide (Approche de l'Alignement) et la préparation de stages "parents" pour 2011.

Mais surtout j'ai lancé un projet que je souhaite vous présenter ici: la Maison des Potentiels. Il s'agit d'un lieu, alternative à l'école - pas une école, où les enfants viennent "apprendre" ce qu'ils veulent, au rythme qui est le leur. Ce sont les parents qui se relaient pour organiser, proposer, accompagner les activités que les enfants souhaitent faire. Des Mentors seront également de la partie, c'est-à-dire des personnes - (grand-)parents ou non - qui souhaitent transmettre leur expérience aux enfants (en astronomie, sculpture, jardinage, etc..).
La Maison sera ouverte 365 jours par, chaque jour de la semaine, dès le matin et jusqu'au soir, car les enfants n'ont pas d'horaire pour avoir envie d'apprendre - pourquoi ne pas faire de la peinture le dimanche à 19h ?
Les enfants émettront leurs demandes d'apprendre telle ou telle chose (on leur fera également des propositions) et nous trouverons les "mentors" qui auront à coeur de leur transmettre ces connaissances par le biais du concret.
Cette maison entre dans le cadre d'un habitat groupé, histoire de donner aux enfants une "tribu" de référence, plutôt que juste papa et maman et la famille autour.. des adultes conscients et bienveillants, animés d'une même motivation: donner la possibilité aux enfants de développer leurs potentiels et déployer leurs ailes.

Et la pédagogie ? et bien je me rend compte que plus je lis plus je trouve que tout la monde a raison (même les détracteurs à propos de ces mêmes pédagogies avec lesquels je suis à priori d'accord) car il ne s'agit jamais que du point de vue de la personne dans un contexte donné, avec ses propres croyances à propos d'éducation, d'enfance, de parentalité, etc.... je veux dire que pour moi il n'y a pas UNE pédagogie mais des parents et des enfants qui doivent trouver leur mode de communication, leur façon de respecter les besoins des uns et des autres.. Et quels sont ces besoins ? ma base, ma colonne vertébrale, mon fil rouge ce sont les 7 besoins fondamentaux de l'Approche de l'Alignement: sécurité, repères, liberté, amour, cohérence, sens et réalisation. Mon travail personnel consiste à identifier et changer ce qui en moi (mes croyances - mon filtre - ma manière de voir le monde) m'empêchent de satisfaire mes Besoins Fondamentaux. C'est également ce que je fais dans mon cabinet quand j'aide les personnes à aller mieux dans leur vie, voir ce qui bloque dans leur tête et les empêche d'être vraiment heureux. Lorsque nous changeons les croyances disharmonieuses en croyances harmonieuses, les expériences que nous faisons sont totalement différentes et agréables. Bon, pour en revenir aux enfants, il s'agit de comprendre que nos enfants s'imbibent comme des éponges de nos croyances (l'effet miroir vous connaissez..), ils nous imitent à merveille.. et donc pour moi, en tant que parent, enseignant, mentor, il s'agit surtout de faire du travail sur nous, de changer nos croyances, de faire du ménage dans nos têtes, histoire de transmettre un peu moins de "trucs tordus"..
La clé pour moi, c'est mon expérience en tout cas, c'est la conscience et la volonté de s'améliorer. Il ne s'agit pas de culpabiliser (je suis passée par là oui oui) mais de se responsabiliser.. et d'accepter d'être là où on en est, s'excuser éventuellement si on dit ou fait quelque chose de travers, de comprendre qu'on a quelque chose à changer et le faire.. c'est pour moi, la meilleure chose à faire pour nos enfants.

Les enfants ont un potentiel énorme à exprimer.. et ce potentiel est progressivement mangé/coupé/cassé au fur et à mesure du temps, par nos remarques (bien intentionnées c'est certain) mais qui finissent par limiter nos enfants dans leurs possibilités (ex: les encouragements et félicitations poussent peu à peu nos enfants à faire ce qu'ils croient qui va nous plaire et pas ce que eux ont vraiment envie de faire; ils deviennent dépendants du regard des autres). Pourquoi tant d'adultes ont-ils peur de faire ce qu'ils ont vraiment envie de faire ? par peur notamment du regard des autres, de ne pas plaire surtout (ne plus recevoir de félicitations et de regard approbateur).

Dans la Maison des Potentiels, des réunions hebdomadaires seront organisées pour voir où l'on se situe, ce qui s'est passé pendant la semaine avec les enfants et entre adultes, ce que l'on peut en apprendre.. ensemble et individuellement, faire du travail sur soi; pour cesser aussi de transmettre de génération en génération nos blessures et nos difficultés, afin de libérer nos enfants de ce poids.
Alors oui, j'entend des voix me dire que c'est un peu idéaliste et utopique, qu'il y a des choses qu'on ne peut pas changer en soi, ou qu'il y en a trop.. oui peut-être. mais il est bon de commencer, n'est ce pas ?... pas après pas.. nos enfants ne sont ils pas en droit de nous le demander ? je vous le demande..

La Maison des Potentiels ouvrira ses portes à Bruxelles en septembre 2011. Si le projet vous intéresse ou vous aimeriez lancer quelque chose de similaire dans votre région, n'hésitez pas à me demander avis/conseils. Je me ferai un plaisir de vous aider.

Je reviendrai régulièrement poster sur l'avancée du projet et sur quelques principes éducatifs qu'il me semble intéressant de partager..

J'attend vos commentaires !

Laurence

La maison des potentiels

mardi 10 août 2010

Le language des signes pour bebes

Depuis quelques semaines j'ai commence a utiliser la langue des signes avec mon bebe.

La curiosite m'a poussee a essayer (voyons si ca marche?) mais pas uniquement. Cela fait bientot neuf mois que Theodore est la, que je le porte, le nourris au nibs et a la petite cuillere depuis peu, et que je l'observe sourire bouger ses bras, ses mains ... je crois le connaitre, le deviner mais cela ne suffit pas. Il pleure souvent, comme tous les bebes et je ne comprends pas toujours pourquoi, ou alors bien plus tard, apres qu'il se soit epoumonne et que je lui ai presente un nib, ma reponse a tous ces pleurs non elucides!

Lui donner les moyens de se faire comprendre avant meme de savoir parler me plait. Evacuer la frustration qui nait du manque de comprehenson de part et d'autre me parait une evidence. Je me souviens des crises de pleurs de sa soeur se heurtant au mur des adultes . Encore, aujourd'hui j'ai ete le temoin de pleurs profonds d'un petit garcon de 14 mois incapable de faire comprendre a sa mere qu'il avait soif alors que celle-ci pensait qu'il faisait un "caprice" (argh!) pour l'empecher de boire son cafe...Un tout petit signe aurait suffi a calmer tout le monde.

J'ai furete sur internet avant de me lancer. J'ai ete surprise de decouvrir plusieurs ecoles de langues de signes pour bebes. Certains ne jurent que par la langue des signes "classique", celle utilisee par les sourds, les muets et les malentendants d'autres utilisent des signes inventes specialement pour leurs petites mains un peu comme ce language "bebe-tisant" qu'adoptent certains adultes au contact de tous petits.

Mais meme en choisissant donc la langue des signes classique, ce n'est pas si simple, il n'existe pas de langue des signes universelle mais plus d'une centaine. Ainsi, on ne signe pas de la meme facon en France qu'en Angletterre ou qu'aux Etats-Unis. Pour ma part, habitant en Irlande, j'ai choisi la langue des signes americaine, la plus rependue dans nos vertes contrees et sur le net!

Bon alors comment ca se passe? Au depart (et ce depart peut etre la naissance du baby) il suffit de signer un ou deux mots en les prononcants en meme temps. Rien de bien sorcier, des mots cles de sa petite existence , comme "teter", "dormir", "encore". Et puis, petit a petit, en meme temps que son eveil au monde va se developper, des nouveaux signes seront ajoutes. Bien sur, le bebe ne signe pas tout de suite alors il faut s'armer de patience (plusieurs mois) de determination et ne pas avoir peur de passer pour une allumee. C'est mieux egalement, si vous n'etes pas seule a signer mais que l'entourage du bebe s'y colle aussi, les freres et soeurs prennent tres vite le truc, ma fille Apolline a trois ans et demi et oublie moins souvent que moi d'allier les gestes a la parole.

Theodore depuis quelques jours fait le signe "teter" en reponse a ma question "tu veux teter?" alliee au signe et au degraffage de mon soutien-gorges. Il fait le geste de traire une vache de ses petites mains c'est assez drole (et je me prends pour de Niro!!!)

bref, je vous tiendrai au courant de ses progres, de nos progres.

Et puis, pour tous ceux qui seraient inquiets de voir le langage de signes freiner l'apprentissage de la langue orale par leur minus, il semblerait au contraire que les petits "signeurs" parlent souvent tres tot, sans doute a force d'entendre les mots associes aux signes.

Enfin, quand je lis des temoignages comme celui de Pascal je me dis que cela serait tellement plus simple si tous les enfants pouvaient parler le langage des signes...

Voila, voila, si vous aussi vous signez avec vos babies cela m'interesserait d'entendre vos histoires, vos conseils et vos avis.

lundi 9 août 2010

Yes, we can.



Merci a Sev*. Que le 19 aout 2010 soit la journee d'un debut d'encore plus.

va-nus-pieds

On entend beaucoup parler de "bonnes chaussures" dès que bébé passe en position debout... Or il semblerait une fois de plus que le marketing ait fait son oeuvre, et quelques marchands de chaussures s'en mettent au passage plein les poches en vendant bien cher des chaussures montantes à semelle bien dure pour initier les premiers pas de bébé! Nous sommes encore dans la phase ou nous voulons tout faire trop vite... ce qui ralentit au final les progrès de bébé. Hein???? Ben oui, allez, quel parent n'a pas entendu la question "et il marche?" à peine le quatre patte enclenché et les 10 mois passés? Et donc, bons parents que nous sommes, nous regardons notre petit bout faire ses premières tentatives pour se lever, alors, on se dit qu'il doit bien être capable d'esquisser quelques pas, on lui tend les mains, on tire un peu vers le haut et en avant, ou on le glisse dans le youpala pour avoir l'impression de.... STOP!
Le plus incroyable c'est qu'au final les discours marketing prévalent les discours scientifiques! Le youpala est fortement déconseillé à raison de plus de 15 minutes par jour. Il déconnecte complétement l'enfant des sensations réelles de la marche, peut créer à terme de sérieux problèmes de dos, l'enfant se mettant souvent sur la pointe des pieds pour faire rouler l'engin (et perdra d'ailleurs avec difficulté ce réflexe de pointe des pieds quand il voudra attaquer la marche... pas terrible), et pédiatres et podologues recommandent la marche pieds nus pour un développement sain des pieds de l'enfant, quoi de mieux que le contact de la peau, des muscles, des nerfs au sol pour trouver la bonne position, le bon équilibre?
Croyez-vous que ce bébé ait un jour une vague idée de la notion de chaussures? Et pourtant, il est des études qui montrent que les enfants africains marchent plus tôt que les enfants occidentaux... et avec un bien meilleur équilibre!
Eliott est donc un va-nus-pieds, nous lui protégeons ses pieds que quand il est en extérieur, avec des chaussettes quand le sol le permet, j'ai investi dans une petite paire de chaussures à semelle souple, mais c'est encore trop embêtant pour lui, il râle et secoue les pieds quand il les a. Il ne développe sa marche ni plus vite, ni moins vite qu'un autre bébé, ça n'a aucune importance, mais, et ça c'est pour nous capital, il la développe à son rythme à lui.... Nous ne l'avons jamais "fait marcher". Et s'il vient s'agripper à nous et qu'il a besoin de soutien à ce moment là, nous le tenons sous les bras, position plus "physiologique" que de le tirer par les mains.
L'autre jour, une jeune femme a bien essayé de le faire marcher, alors qu'elle l'avait décidé elle et qu'Eliott était plus préoccupé par l'herbe qui l'entourait, je me suis retenue de ne rien dire quand je l'ai vu prendre Eliott par les mains et le tirer vers le haut et en avant essayer de le "contraindre" à la marche (c'était d'autant plus flagrant qu'Eliott n'en avait pas envie à ce moment là), mais je n'ai rien eu besoin de dire, Eliott ayant réussi à se faire comprendre tout seul...
Mais comment Eliott va arriver à la marche alors? Bah, tout seul, par ses propres explorations: ça fait un petit moment qu'il se lève tout seul en s'agrippant à tout ce qui est à portée de ses mains, depuis Bali, il a commencé les transferts (entre deux trucs à sa hauteur) et on le voit esquisser quelques pas pour contourner un meuble ou aller attraper un jouet... Il prend parfois un peu trop d'assurance, lache le tout et se retrouve par terre... Nous entrons dans la grande phase des chutes!
Je ne parle pas du tout ici d'une méthode pour faire marcher bébé plus vite, mieux, ... Je parle juste du respect de la physiologie et du rythme de chaque enfant, laissons tomber un peu la compétition (si, si c'est le bon mot, quelle mère -moi incluse- n'a pas ressenti un brin de fierté quand son petit fait un truc avant le petit copain du même âge?) et laissons le temps à nos enfants de grandir à leur rythme! A leur rythme et en rythme s'il vous plait!


Va-nu-pieds et un peu troubadour dans l'âme.

mercredi 4 août 2010

Demain

Cet article est issu de tres nombreuses conversations personnelles. Ces conversations privees sont rarement echappees ou fortuites mais tres etrangement pourtant, demeurent souvent a l'etat de simples conversations. Nous avons chacun, toutes et tous, nos reflexions, poussees, intelligentes meme si parfois divergentes et heureusement, mais elles n'interragissent pas forcement toujours, paradoxalement, avec notre vie de tous les jours. On a souvent l'illusion qu'il faudrait surmonter un tas de choses trop difficiles pour pouvoir se mettre a execution en toute liberte. Pourtant, ce n'est pas le cas. Du moins je ne le pense pas. Ce n'est bien souvent qu'une question de point de vue et pour changer de point de vue, un petit pas vers la droite ou vers la gauche, degage une vision tres differente et bien souvent suffisante.

Je me souviens de mes propres propos que j'avais sur le moment trouve pleins de bon sens - je travaillais l'ete comme serveuse dans un restaurant d'altitude dans mes montagnes natales pour financer mes etudes - a un petit groupe de touristes de la ville qui me demandait un autre chemin pour redescendre car ils ne voulaient pas voir la meme chose qu'a la montee. Je leur ai repondu :"Il y a effectivement un autre chemin, mais je vous suggere pourtant de reprendre le meme car vous n'allez absolument pas voir la meme chose qu'a la montee et ce que vous allez voir sera tout aussi magnifique que la boucle tracee sur le plan". J'avais l'habitude de prendre ce chemin tous les jours. Chaque jour etait tellement different. Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu deux fois la meme chose lors de ces ballades quotidiennes, pas une seule fois je n'ai marche dans les meme ornieres.
Il ne suffit que de prendre l'initiative de faire ce pas, c'est ce que l'on appelle le choix du libre arbitre. Et rien ne nous empeche alors d'essayer plusieurs chemins, de revenir sur nos pas, ou encore de revenir le lendemain pour essayer un autre itineraire. Ce n'est pas plus complique qu'une simple promenade en montagne. Il faut simplement croire en soi, en la vie, en sa magie et ses surprises, mais aussi prendre le temps de faire les choses avec sens, ne pas ecouter les autres ou lire trop les plans (meme si parfois c'est essentiel). La se trouve toute la question et meme la solution je crois a ce devenir de l'Homme et de Demain.

Je sais que je prend des risques a dire ces choses de maniere aussi franche et sincere car je ne suis pas certaine que je vais reussir a le faire correctement. Pourtant je vais simplement dire tanpis ici et continuer a ecrire. Ma decision d'aborder ce sujet n'a d'ailleurs rien de pessimiste, bien au contraire, elle est issue d'un tres profond optimisme en la vie. Je sais qu'elle sera taxee d'idealiste par un certain nombre d'entre nous qui se contentent du present tel qu'il est. Pourtant je reste convaincue que la personne morale, juste et bonne, est celle qui conserve ses ideaux dans sa ligne directive de vie meme si elle a la conscience de ne jamais pouvoir les atteindre. N'oublions pas que nos ideaux ne sont que le reflet, la representation philosophique sublimee a son essence de notre facon d'apprehender le bien et le mal. Nos ideaux doivent donc regir notre vie par le biais de nos propres regles d'ethiques. Perdre nos ideaux de vue peut alors tres vite devenir synonyme d'un pietinement de notre ethique.

Lorsque ces "conversations" sont rendues publiques a grande echelle, elles le sont souvent par le biais de metaphores, a travers l'art, la litterature, la musique, ect. Comme si l'insoutenable, l'indigne n'etait dicible dans son plus simple appareil. Ceux qui essayent de dire les choses telles qu'elles sont, sont souvent tres mal percus ou mal interpretes, car on ne veut pas entendre la verite qui remet "tout" en question car elle nous empecherait, si cette verite etait realisee par tous, de continuer ainsi, ce qui est d'ailleurs d'un point de vue global, de foncer tout droit dans un mur et de commettre des crimes.

Il y a ce tabou dans notre societe qui subsiste, sur ce que sera notre futur previsible, sur ce que sera notre Demain. On parle par exemple avec beaucoup de sympathie, de respect et d'amiration de personnalites comme George Orwell, de son chef d'oeuvre visionnaire 1984, on le dit clairvoyant, edifiant, anticipateur... Mais pourtant lorsque l'on observe notre societe, et surtout nous-meme, notre vie de chaque instant, un voile consensuel est bien present, omnipresent. On sait, mais on agit comme si nous n'en avions pas conscience. On continue, malgre quelques petites echappees ci et la, a avancer dans le sens du grand courant.
Oui, c'est vraiment de l'ordre du tabou je crois. Il est issu de la peur : la peur de regarder la verite en face, la peur de ce Demain, ou tout est incertain, la peur de se poser des questions, la peur de ne pas vouloir affronter ce futur proche qui nous attend et qui attend nos enfants, la peur d'etre juge par les autres egalement. Ce Demain qui etait de la science fiction dans la litterature anticipative du siecle dernier est pourtant notre monde d'aujourd'hui. Cette peur de le realiser nous laisse les bras ballants et surtout fait que l'on se laisse porter par le flot des evenements, de la vie, de nos gouvernements, de nos ecoles. Ces ecoles que l'ont dit bien trop souvent n'etre pas si mauvaises, car nous n'avons d'autres choix semble-t-il, car cela nous couterait bien trop cher de faire autrement, financierement comme emotionnellement. On prefere alors le consensus acceptable au nom de "l'ecole pour tous". On prefere meme tolerer d'une oreille, les discours qui pointent l'autre du doigt car ils ne remettent pas notre vie personnelle - pour le moment encore paisible et supportable - en question.

Pourtant. Pourtant il s'agit de notre bonheur, du bonheur de nos enfants, il s'agit de notre et de leur futur, de notre et de leur securite, de notre et de leur facilite a pouvoir se nourrir, evoluer, vivre. Que souhaitons-nous pour nous, pour eux, nous individus, nous meres et peres ? Oui, le monde court a sa perte, notre civilisation telle que nous la delimitons est effectivement sur la pente descendante et son declin, il y a des gaps que nous nous savons avec certitude ne pas etre capable de franchir dans les decennies qui vont venir, le futur de nos enfants est en effet tres incertain, de plus en plus incertain, la violence autour de nous se resserre comme un etau. Et nous, que faisons-nous ? Nous laissons faire en fermant les yeux, en laissant des discours xenophobes nous envahir, la peur nous gagner : ils nous tiennent au nom de l'integrisme, du fondamentalisme, de la crise economique et societale, ou encore du salut de la democratie, ils legitimisent des actes de violence odieux et nous les legitimons en ne bronchant pas. C'est la terreur aujourd'hui qui nous paralyse.

Il nous faut sortir de cette torpeur et faire ce pas ! Sinon nos enfants vont vivre 1984 Demain et nous n'en serons que les seuls coupables.

Tres honnetement, plus je reflechis a tout cela, moins je comprend le sens et la fonction de cette ecole publique, son but, ni meme sa legitimite. Oui, je crois qu'il est important que l'education soit accessible a tous les enfants, je crois en cette egalite des chances, en cette liberte universelle, en cette justice humaine, mais non je pense que cette education etatique et ainsi definie et mise en application n'est pas, et de tres loin, la solution. Je crois meme de plus en plus qu'elle est la raison de cette mauvaise direction que nous prenons et qu'elle est le drame de nos societes occidentales. Elle est la base, le socle de nos erreurs. Lorsque Maria Montessori, la philosophe, disait que nous devons eduquer nos enfants pour la societe de Demain et que les enfants d'aujourd'hui seront les hommes de Demain, elle exposait implicitement que les hommes d'aujourd'hui furent les enfants d'hier et qu'ils ont ete eduques dans la logique de construire le monde d'aujourd'hui...

Remettre en question cette ecole, ce pilier qui ne tient pourtant plus debout, c'est egalement se poser la question de l'independance, de l'autonomie, du libre arbitre. Il faut imperativement garder en tete que le pouvoir de la fee lumiere, les ressources de l'energie, comme toutes les autres ressources sont pour le moment epuisables, internet, l'eau courante et potable, tout peut s'eteindre en un claquement de doigt, en une tempete, en une restriction, en une guerre. Notre futur ne peut pas etre envisage sans cette conscience fondamentale ! Nos enfants doivent apprendre a se debrouiller par eux-meme, a se nourrir, a cultiver la terre, a etre solidaires, a se respecter. Et ce encore bien plus que de savoir. Le savoir sera toujours accessible par la recherche, la reflexion, les livres, l'echange... L'ecole doit etre en priorite un outil d'education et d'apprentissage de la vie en societe et doit considerer tous les individus dans le respect et l'humanite. Le cas echeant, les parents, l'un des deux parents peut et meme se doit de remplir ce role fondamental, c'est la responsabilite parentale. Les parents peuvent bien entendu s'associer pour remplir ce role et ainsi extirper leurs enfants de ces systemes avilissants et indignes.

J'entend beaucoup autour de moi dire qu'il ne faut pas exagerer, que nous devrions regarder ce que nous sommes devenus grace a cette education, que nous ne sommes pas si pires et que nous n'avons pas a nous plaindre. C'est un point de vue extremement non-objectif ! Pour ma part, je n'ai pas l'envie ni meme le moindre desir d'avoir cette vanite a dire les choses ainsi. Je pense que je suis un loup, le loup d'un autre loup certainement, mais je n'en suis pas moins un loup dans cette societe bien reelle. Ce constat fait de moi un etre immoral. D'un point de vue moral, je n'ai donc absolument pas le droit de legitimer mes actes, ni meme mon education. Pourtant je le fais tous les jours, pour avoir l'illusion d'exister autrement qu'a la maniere d'un animal. A mon sens l'homme est toujours un animal. C'est un Homme en devenir et j'ai l'espoir immense qu'il y parvienne avec succes. C'est pour cette raison que je me refuse aujourd'hui a juger les autres en tant qu'individus mais que je me remet en question, moi-meme et que je partage ces remises en question avec les autres. En revanche je pense qu'il est necessaire et meme imperatif de juger des systemes qui composent notre societe.

Les diplomes et la competition n'auront non seulement plus le moindre sens dans ce Demain, ils ne devraient meme pas en avoir deja aujourd'hui, mais surtout ils ne seront d'aucune utilite dans un monde qui risque de changer radicalement, car la question du citoyen moyen ne sera plus de savoir quelle destination il pourra choisir en fonction de son budget pour ses prochaines vacances, mais plutot de comment il va pouvoir se payer sa nourriture dont le prix ne cesse de grimper. Cette autonomie de survie ne sera possible ou du moins en sera plus aisee, que si l'enfant, l'individu, a confiance en lui et que s'il dispose d'un minimum de savoir-faire allant dans ce sens. Pour cela il faut le sortir d'un systeme autoritaire, il faut le sortir des barreaux derriere lesquels on l'a mis et le laisser experimenter, il faut lui montrer que plusieurs chemins sont possibles et qu'il a le choix, le pouvoir de choisir, lui et lui seul. Et cela, c'est sans compter tous les laisses pour contre que nous allons oublier au bord du chemin, ces peuples entiers qui vont disparaitre, qui disparaissent deja, ravages par notre monstruosite a ne pas voir.

Cela ne tient qu'a nous pourtant. Nous avons tous le choix de ne pas etre des etres despotiques, mais bel et bien des educateurs pour ce monde de Demain. Un enfant ne doit pas apprendre a obeir, mais a avoir conscience du bien et du mal. Le bien et le mal, sont des notions philosophiques qui n'ont rien a voir avec l'absolu des lois de nos gouvernements, ni des regles enseignees dans nos ecoles et encore moins avec l'obeissance.

"Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne."

"Les conséquences d'un acte sont incluses dans l'acte lui-même."

"Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l'on sait déjà."

"Le crime de penser n'entraîne pas la mort."

"Les masses ne se révoltent jamais de leur propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu'elles soient opprimés. Aussi longtemps qu'elles n'ont pas d'élément de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu'elles sont opprimés."

George Orwell, 1984.