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samedi 29 mars 2014

Gever Tulley et son idée d'une école de l'engagement et du bricolage

Gever Tulley, informaticien américain, s'est fait connaître par un livre choc contre la surprotection des enfants par leurs parents, "50 Dangerous Things (You Should Let Your Children Do)" puis il a créé une école de Bricolage pour enfants, Tinkering School. Il part du principe que limiter les actes des enfants n'est pas bon pour leur apprentissage de la vie. Pour lui, l'acquisition de la conscience d'eux-même passe à travers la réalisation de projets manuels, d'ingénierie, de bricolage. Loin de les éloigner de ces activités à risque avec l'utilisation d'outils réels (scie, marteau, ponceuse, chalumeau etc...), il tente de faire de ses situations dangereuses des terrains presque connus et sécuritaires.

 *source

Il met à disposition des outils, des matériaux, des leçons, de la prévention de risques, de la préparation aux blessures et beaucoup de conseils pour permettre aux enfants de mener à bien un projet. Ainsi la capacité d'adaptation, la prise de responsabilité d'un acte avec conséquence (ne serait-ce que ne pas se blesser ou ne pas blesser autrui) sont encadrées et soutenues.


Voici son intervention à la conférence TED2007 sur le livre en question, sous-titrage français disponible).




Puis, il a décidé d'aller encore plus loin et de proposer plus que des "colonies estivales" de bricolage mais bien une école sur l'année. C'est alors l'apprentissage de l’erreur, de l'engagement et de l'action. Les projets mis en branle sont extraordinaires, très déroutants autant par l'ingénierie que par l'utilisation de matériaux moins nobles. Des moyens de locomotion sont créés qui m'interpellent même dans leur utilisation finale. Mais la prise de risque, soutenue, ne retire pas la prévention, la connaissance des dangers et des solutions à mettre en place.
Voici son intervention à la conférence TED


Vanessa

mardi 30 novembre 2010

On achève bien les écoliers... et les profs


Nous sommes un très grand nombre, il me semble, à critiquer l'Éducation Nationale.
Que nous soyons prof, maman ou avec la double casquette.

Par contre, il me semble important de ne pas faire de généralités :
- OUI un grand nombre de profs aiment leur travail
- OUI une grand nombre de profs aimeraient être formés en formation continue même si c'est pendant les vacances scolaires
- NON tous les profs ne choisissent pas ce métier pour les vacances (ils ne tiendraient pas bien longtemps ! :-) )
- OUI, j'aime croire que beaucoup de profs respectent leurs élèves même s'ils ne savent pas toujours bien comment s'y prendre
- NON tous les profs ne se plaignent pas de leu salaire

Si j'avais un reproche à faire à ce lire très intéressant, ça serait celui-là : ne pas parler de toutes ces classes qui fonctionnent bien, de ces enseignants qui enseignent selon la pédagogie Montessori dans leur classe ordinaire (certes dans des écoles privées mais sous contrat donc un peu dépendante de l'éducation nationale) et de toutes ces écoles à pédagogies alternatives.

Certains diront que ce livre ne traite que de l'éducation nationale et de généralités mais je trouve dommage de ne pas pointer du doigt en fin d'ouvrage toutes ces choses qui avancent et se mettent en place doucement mais surement.

Par contre, j'y ai vu beaucoup de similitudes avec un bouquin de psycho que je suis en train de lire et dont il faudra que je vous parle.
Comme beaucoup, nous le savons : les notes sont à proscrire car elles ne servent qu'à comparer les enfants les uns aux autres.



Quelques morceaux choisis (difficile de choisir parmi mes post it !) de ce livre que je vous recommande tout de même :-) :

"Si le redoublement est une maladie, le système français de notation, lui, peut tuer. C'est une véritable plaie qui exerce des effets nuisibles sur le moral, la confiance en soi et les performances des élèves."

" Il existe une différence importante entre la Finlande et la France. En France, vous cherchez à savoir ce qui est mauvais chez l'enfant. Ici, vous voulez savoir ce qu'il y a de bon".

Et pour finir :
" Dans chacun des pays qui ont amélioré leur système éducatif, il n'y a qu'une seule politique qui marche : stimuler les enseignants. Si vous leur donnez une formation poussée et que vous les traitez ensuite comme des professionnels, que vous les payez mieux et leur donnez confiance das leur travail, ils vous récompenseront par un impact profondément positif sur les élèves.
Les pays ayant obtenu les meilleurs résultats au PISA et autres test internationaux ont tous, sans exception, pris des mesures draconiennes pour moderniser la profession."


Qui d'autre a lu ce livre ?
Le débat est ouvert :-)

vendredi 3 septembre 2010

C'était mieux avant !!!!

La rentrée scolaire en métropole en ce moment me fait penser à ces paroles d'une maîtresse de maternelle qui nous racontait :

" dans les années 90 les parents demandaient à leur enfant à la sortie de l'école si l'enfant avait été sage à l'école ! "

" dans les années 2000 ils leur demandaient si la maîtresse avait été gentille avec eux en classe ! "

Les temps changent !!!

Bonne rentrée aux enfants et aussi aux mamans !!!

dimanche 29 août 2010

La societe doit venir en aide au systeme scolaire

Un article bref mais interessant du romancier Alexandre Jardin. Je le trouve tres juste dans l'idee de la responsabilite citoyenne et parentale. Une societe se doit d'etre soudee, de fonctionner sur le mode de la cooperation mais egalement de la transmission et de l'echange et des interactions constantes entre ses membres.

Le gou­ver­ne­ment vient de décré­ter la « mobi­li­sa­tion géné­rale » contre l'illettrisme, qua­li­fié de « fléau inac­cep­table ». Le point avec l'écrivain. 21.05.2010

Morceaux choisis :

"Après 10 ans d'engagement, que vous ins­pire cette guerre décla­rée à l'illettrisme?

Elle m'inspire que, face aux évidences, les citoyens ont le devoir de com­men­cer à construire les solu­tions, et ne pas croire que l'État va se char­ger de nos pro­blèmes. Il faut sor­tir de cette logique infan­tile consis­tant à pen­ser que papa va s'occuper de tout."

"Elles sont orga­ni­sées par tout petits groupes, en géné­ral cinq enfants au maxi­mum, pour que tout le monde puisse voir les images et que la ques­tion de l'autorité ne vienne pas per­tur­ber la trans­mis­sion du plai­sir. Car nous ne sommes pas du tout là pour ensei­gner, mais pour faire ce que n'importe quel grand-père ou grand-mère fait avec ses propres petits-enfants."

"Coopérer doit deve­nir natu­rel pour nos écoles, nos quar­tiers et nos retrai­tés."

L'article se trouve ici. Deniche via le blog de Caroline, enseignante chargée des aides à dominante pédagogique en RASED http://educaroline.fr/.

jeudi 12 août 2010

Le colibri et l'education


Pierre Rabhi parle d'éducation
Uploaded by mouvementcolibris. - News videos from around the world.

« Tout changement implique le changement de soi car si l’être humain ne change pas lui-même, il ne pourra changer durablement le monde dont il est le responsable. » Pierre Rabhi.

vendredi 25 juin 2010

L'ecole montessori en France


Cette video est assez connue, mais je trouve toujours utile de la rediffuser. Merci a Ateliers Montessori en Deux-Sevres.

mardi 8 juin 2010

Lire ... ou pas !

J'ai longtemps enseigné en CP, la "classe où l' on apprend à lire". La classe qui fait beaucoup plus peur aux parents qu'aux enfants ! Alors que c'est juste la continuité.
Et en regardant les invariants proposés par Sand et
le décalogue de l'éducateur proposé par Aline (dans les commentaires), cela m' a rappelé les 10 droits du lecteur de Daniel Pennac :


affiche illustrée par Quentin Blake


Et juste pour le plaisir, un petit extrait du livre
" Comme un roman" de Daniel Pennac :

« Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres : le verbe « aimer »… le verbe « rêver »…
On peut toujours essayer, bien sûr. Allez-y : « Aime-moi ! » « Rêve ! » « Lis ! » « Lis ! Mais lis donc, bon sang, je t'ordonne de lire ! » -Monte dans ta chambre et lis ! Résultat ?
Néant.
Il s'est endormi sur son livre. La fenêtre, tout à coup, lui a paru immensément ouverte sur quelque chose d'enviable. C'est par là qu'il s'est envolé. Pour échapper au livre. Mais c'est un sommeil vigilant : le livre reste ouvert devant lui. Pour peu que nous ouvrions la porte de sa chambre nous le trouverons assis à son bureau, sagement occupé à lire. Même si nous sommes monté à pas de loup, de la surface de son sommeil il nous aura entendu venir. . »


Il se passe de belles choses dans les chambres des enfants quand les parents n'y sont pas !!!

( Pour ceux qui sont intéressés par des animations autour du livre et de la lecture, il y a le livre " donner le goût de lire" de Christian Poslaniec )

mardi 1 juin 2010

Montessori school in Mexico



Si certaines éducatrices ou éducateurs Montessori cherchent à voyager et à travailler dans une école, un poste est à pourvoir au Mexique, dans la très jolie école dans laquelle travaillait Meg, éducatrice Montessori.
Pour plus d'infos, aller voir l'article qu'elle a rédigé à ce sujet, ou encore les formidables photos de l'ambiance Montessori dans laquelle elle travaillait.

dimanche 30 mai 2010

Au primaire

Pierre Faure (1904 – 1988)

Comme on a beaucoup parlé de Maria Montessori, je voulais juste vous faire part d’un pédagogue qui opta pour l’esprit et la méthode montessorienne.

Le père Pierre Faure est né en France 32 ans après Maria Montessori.
Après avoir suivi des études de chimie, de philosophie, et de théologie, il devient prof. C’est en 1940 qu'il rencontre Madame Lubienska de Lenval qui avait travaillé avec Maria Montessori et met en place avec elle les "dictées muettes", matériel qui permet l'apprentissage de l’écriture, la lecture et l'orthographe selon une méthode active, sensorielle et personnalisée.
Il crée des classes d’observation, une revue pédagogique, des écoles d’éducateur spécialisé dans l’enseignement catholique, et anime des sessions dans le monde entier.

Il continue le travail commencé par Maria Montessori et met en place la pédagogie personnalisée et communautaire.

C'est une pédagogie au service de l’enfant qui répond à ses besoins fondamentaux (être reconnu, aimé, développer sa curiosité, sa liberté, grandir, communiquer ... pédagogie personnalisante) en tenant compte des différences entre les enfants (aptitudes, rythmes, motivations, milieu social ... pédagogie personnalisée).

Chaque enfant participe à son apprentissage (pédagogie de la découverte), on lui propose des choix dans ses activités en fonction de son niveau, de ses aptitudes, ses besoins ... (pédagogie différenciée), on l'aide à devenir autonome, à organiser son travail…(pédagogie de la responsabilité)

L’enfant travaille seul mais aussi avec les autres (enfants, enseignants …) Dans cette façon de travailler, prônent l’entraide, le respect, le partage, la communication et la confiance (pédagogie communautaire).

En résumé, le père Faure est pour moi un pédagogue dans la lignée de Maria Montessori qui comme elle met l’enfant responsable et acteur de son apprentissage (pédagogie personnalisée) avec les autres (et communautaire). Quand j’étais à l’école d’instit, on a beaucoup étudié ces deux pédagogues, l’un étant la continuité de l’autre !

Pour en savoir plus : http://www.airap.org/

dimanche 9 mai 2010

Diffuser le Geste de peindre en noir et blanc et en couleurs : nouveau blog



Pour celles et ceux qui veulent faire un métier tourné vers les autres.


Tuttttt tut, je claironne le Le Geste de peindre dans le Monde des enfants ... derrière ma démarche et les mots, l'histoire est épaisse, le désir me porte. Il me plaît de partager.

A propos, j'ai ouvert un groupe privé sur facebook qui s'appelle " Dialogues entre praticienne et praticiens de l'expression" et nous communiquons en interne sur notre métier.

Au début de L'Atelier de Charenton, il était juste question " d'animer " un atelier de peinture libre pour enfants...

Et puis, en lisant mon parcours, des femmes m'ont contactée pour que je les aide à créer leur propre atelier. Soraya du Brésil, Alexandra de Montpellier, Anne-Laure de Charentes et Céline, j'espère bientôt en Bretagne.

Je viens de rénover le blog du Geste de peindre avec mon serveur gratuit Wordpress.

Sur le header, le noir et blanc s'est imposé à moi pour retrouver le côté intense et authentique du Geste de peindre.
La photo est de Manuel Costa Luiz qui m'a fait l'honneur de photographier l'atelier pour un sujet à venir.
Les autres photos sont en couleurs puisque COULEUR, BONHEUR !

Je lirai avec plaisir, vos commentaires et vos suggestions d'amélioration, graphiques surtout. Si vous maîtrisez wordpress, vous pouvez me contacter perso.
Mon mail gestedepeindre@gmail.com

Merci de diffuser à vos amies qui ont envie de faire peindre les enfants et qui cherchent le comment et le pourquoi. Bonne lecture à tout le monde :
Le blog Geste de peindre,ici.

jeudi 29 avril 2010

Les invariants

Une lectrice du blog du Monde des enfants, Sonia, m'a fait parvenir aujourd'hui un lien generique vers la pedagogie Freinet.

Deux ans avant de mourir, en 1966, l'instituteur Celestin Freinet, nous laissait un heritage educatif fabuleux, a nous francais. Il s'agissait des invariants pedagogiques. Toute sa carriere durant, cet instituteur a observe les enfants. Il a pu etablir quelques invariants. Ces invariants, nous les retrouvons d'ailleurs dans la plupart des pedagogies dites alternatives.

J'ai trouve interessant de les rappeler ici.

* Invariant no 1 : L'enfant est de la même nature que nous.
* Invariant no 2 : Être plus grand ne signifie pas forcément être au-dessus des autres.
* Invariant no 3 : Le comportement scolaire d'un enfant est fonction de son état physiologique, organique et constitutionnel.
* Invariant no 4 : Nul - l'enfant pas plus que l'adulte - n'aime être commandé d'autorité.
* Invariant no 5 : Nul n'aime s'aligner, parce que s'aligner, c'est obéir passivement à un ordre extérieur.
* Invariant no 6 : Nul n'aime se voir contraint à faire un certain travail, même si ce travail ne lui déplaît pas particulièrement. C'est la contrainte qui est paralysante.
* Invariant no 7 : Chacun aime choisir son travail, même si ce choix n'est pas avantageux.
* Invariant no 8 : Nul n'aime tourner à vide, agir en robot, c'est-à-dire faire des actes, se plier à des pensées qui sont inscrites dans des mécaniques auxquelles il ne participe pas.
* Invariant no 9 : Il nous faut motiver le travail.
* Invariant no 10 : Plus de scolastique.
* Invariant 10 bis : Tout individu veut réussir. L'échec est inhibiteur, destructeur de l'allant et de l'enthousiasme.
* Invariant 10 ter : Ce n'est pas le jeu qui est naturel à l'enfant, mais le travail.
* Invariant no 11 : La voie normale de l'acquisition n'est nullement l'observation, l'explication et la démonstration, processus essentiel de l'École, mais le tâtonnement expérimental, démarche naturelle et universelle.
* Invariant no 12 : La mémoire, dont l'École fait tant de cas, n'est valable et précieuse que lorsqu'elle est vraiment au service de la vie.
* Invariant no 13 : Les acquisitions ne se font pas comme l'on croit parfois, par l'étude des règles et des lois, mais par l'expérience. Étudier d'abord ces règles et ces lois, en français, en art, en mathématiques, en sciences, c'est placer la charrue devant les bœufs.
* Invariant no 14 : L'intelligence n'est pas, comme l'enseigne la scolastique, une faculté spécifique fonctionnant comme en circuit fermé, indépendamment des autres éléments vitaux de l'individu.
* Invariant no 15 : L'École ne cultive qu'une forme abstraite d'intelligence, qui agit, hors de la réalité vivante, par le truchement de mots et d'idées fixées par la mémoire.
* Invariant no 16 : L'enfant n'aime pas écouter une leçon ex cathedra.
* Invariant no 17 : L'enfant ne se fatigue pas à faire un travail qui est dans la ligne de sa vie, qui lui est pour ainsi dire fonctionnel.
* Invariant no 18 : Personne, ni enfant ni adulte, n'aime le contrôle et la sanction qui sont toujours considérés comme une atteinte à sa dignité, surtout lorsqu'ils s'exercent en public.
* Invariant no 19 : Les notes et les classements sont toujours une erreur.
* Invariant no 20 : Parlez le moins possible.
* Invariant no 21 : L'enfant n'aime pas le travail de troupeau auquel l'individu doit se plier comme un robot. Il aime le travail individuel ou le travail d'équipe au sein d'une communauté coopérative.
* Invariant no 22 : L'ordre et la discipline sont nécessaires en classe.
* Invariant no 23 : Les punitions sont toujours une erreur. Elles sont humiliantes pour tous et n'aboutissent jamais au but recherché. Elles sont tout au plus un pis-aller.
* Invariant no 24 : La vie nouvelle de l'École suppose la coopération scolaire, c'est-à-dire la gestion par les usagers, l'éducateur compris, de la vie et du travail scolaire.
* Invariant no 25 : La surcharge des classes est toujours une erreur pédagogique.
* Invariant no 26 : La conception actuelle des grands ensembles scolaires aboutit à l'anonymat des maîtres et des élèves; elle est, de ce fait, toujours une erreur et une entrave.
* Invariant no 27 : On prépare la démocratie de demain par la démocratie à l'École. Un régime autoritaire à l'École ne saurait être formateur de citoyens démocrates.
* Invariant no 28 : On ne peut éduquer que dans la dignité. Respecter les enfants, ceux-ci devant respecter leurs maîtres est une des premières conditions de la rénovation de l'École.
* Invariant no 29 : L'opposition de la réaction pédagogique, élément de la réaction sociale et politique est aussi un invariant avec lequel nous aurons, hélas! à compter sans que nous puissions nous-mêmes l'éviter ou le corriger.
* Invariant no 30 : Il y a un invariant aussi qui justifie tous nos tâtonnements et authentifie notre action : c'est l'optimiste espoir en la vie.

Célestin Freinet, Œuvres pédagogiques, Seuil, 1994. Tome 2 : Les invariants pédagogiques (1964). Texte autorise via http://www.freinet.org/pef/invari_f.htm et Wikipedia.

Il y a des hommes et des femmes qui ont passe leur vie a essayer de faire en sorte que celles des autres soient plus riches, plus belles, plus heureuses. Ces hommes et ces femmes nous ont legue un patrimoine sublime. Ces hommes et ses femmes avaient l'espoir d'un avenir digne pour l'Homme.
Pourquoi ne les ecoutons-nous pas ?

lundi 19 avril 2010

Apprendre .... en trois temps

Pour résumer de façon très simple la pédagogie de Maria Montessori, tout nouvel apprentissage peut se faire en 3 temps et ce quel que soit le concept, la chose qu'on apprend et l'âge de l'enfant.

Par exemple un petit enfant qui apprend les couleurs :

1er temps : " c'est "
En lui mettant son pull le matin et en lui montrant on peut lui dire " c'est bleu"
Cette première étape de découverte, où l'on nomme, où l’on associe le nom à l’objet, au concept se refait plusieurs fois, la répétition est nécessaire à l’apprentissage.

2ème temps : " montre-moi "
Parmi plusieurs couleurs, demander à l'enfant de montrer le bleu.
Il consolide ses acquis, il doit choisir parmi plusieurs possibilités.
S’il se trompe en montrant une mauvaise couleur, ne pas dire « tu t’es trompé mais renommer cette couleur : ça c’est le rouge, montre moi ou donne moi le bleu »

3ème temps : " qu'est ce que c 'est "
On lui montre une couleur et on demande à l'enfant de la nommer.
C'est la phase où l'on vérifie que l'enfant a bien intégré le nouveau concept.

Ces trois étapes ne se font pas, bien sûr, en une seule fois et peuvent demander beaucoup de temps et de répétitions !
Ce qui est intéressant avec ces trois temps à la maison c’est que l’on n’a pas besoin de matériel spécifique pour apprendre (les habits, les objets de la maison, les livres, les jeux … nous apprennent plein de choses !)
J'ai résumé très brièvement mais cela fonctionne aussi bien à la maison qu'à l'école qu'ailleurs...
Et pour beaucoup de choses.
Ex " c'est un verbe, c'est lourd, c'est mou, c'est un carré, c'est un chêne, c’est un insecte ...."

vendredi 16 avril 2010

Poésie à l'école !

J'avais juste envie de vous parler poésie et de vous dire comment je la vois à l'école, ce que j'ai observé en classe et ce, quelles que soient les écoles et quel que soit l' âge des enfants !

Une poésie peut être très longue, difficile à comprendre mais les enfants sont sensibles et réceptifs à la musicalité des mots. Une poésie même difficile peut leur plaire ou non.

J'ai toujours lu des poèmes juste pour le plaisir en classe et proposé plusieurs poésies à apprendre aux enfants. A chaque fois ils ont le choix entre deux et ne la disent que lorsqu'ils se sentent prêts. C'est toujours plus facile d'apprendre un texte par coeur quand celui ci nous émeut.

Et les enfants sont étonnants, je me souviens d' un garçon de 10 ans n'aimant pas l'école et ne travaillant pas, être le seul de la classe à choisir la poésie la plus longue et la plus difficile : "le hareng saur " de Charles Cros et la dire devant les autres avec tellement de vie et d'envie !

Ou encore les yeux ébahis d'un enfant de 6 ans à l'écoute des poèmes de Victor Hugo lors de la semaine du poète !

Et puis il y a aussi tous ceux à qui la poésie ne parle pas, mélangent ou changent les mots, se trompent dans le nom de l'auteur, n'arrivent pas à l'apprendre, attendent d'être obligé pour dire leur poésie ....

Le hareng saur

Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.

Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.

Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.

Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.

Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.

Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.

J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,
Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,
Et amuser les enfants - petits, petits, petits.

Charles CROS (1842-1888). Diffusion autorisee http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Hareng_saur Licence CC.

Et pour vous, la poésie est nécessaire, inutile, difficile, source de joie, de fatigue, de peur ... ?
Quels sont vos souvenirs de la poésie à l'école ?

mardi 23 mars 2010

L'espace Montessorien a l'ecole - de 3 a 6 ans

Les discours qui sous-entendent que les écoles Montessori c'est l'anarchie, le chaos n'ont compris ni l'enseignement Montessori, ni ce qu'est l'Anarchie.
Aspirer à la liberté et refuser de se faire imposer un dictat, c'est aspirer à l'Anarchie, pas au désordre ni au chaos. La quête de finalité, de l'utopie vers laquelle on souhaite tendre, où l'être humain peut vivre en harmonie avec lui-même et avec les autres, doit être un acte individuel, actif, conscient et mené avec grâce et élégance, sens et créativité, non par adhésion passive à des volontés autres.

Une école Montessori, c'est une école qui offre à des petits individus la possibilité et l'expérience fabuleuse d'évoluer dans un environnement libertaire avec la plus grande maitrise de soi et le plus grand respect pour l'Autre. Pour fonctionner, cette liberté s'exprime au sein d'une structure rigoureuse. Cet équilibre est présent naturellement dans une école Montessori. C'est celui qui bouleverse l'observateur, qui émeut les parents, qui fait rayonner les enfants.

L'une des principales qualités selon moi dans les écoles Montessori c'est la rigueur autogérée. La rigueur, ce n'est pas seulement des rangées de tables bien alignées et un tableau propre, des élèves ultra sages et studieux, ce n'est pas un enseignant rigide ou rigidifiée ou encore une autorité contraignante et magistrale, ce n'est pas un programme établi à suivre coute que coute. La rigueur dans l'éducation, c'est quelque chose de très subtil, de très profond. C'est un ensemble, c'est une cohérence : les matériaux montessoriens, l'ambiance, l'espace, le cadre visuel, le respect de l'adulte envers l'enfant, le calme, la liberté, l'empathie, l'individualisme... font que ce point d'équilibre existe, que cette rigueur se met en place naturellement sans prestance autoritaire établie, sans punition, sans obligation, sans même la moindre passivité.

Et les écoles Montessori marchent avec des enfants de toutes les couleurs, de toutes les cultures, sous toutes les latitudes, avec des enfants handicapes, moteurs et mentaux, avec des enfants dissidents, avec des enfants sages, avec des enfants hyperactifs et toques, avec des enfants malades et d'autres en bonne sante, avec des enfants de riches et des enfants de pauvres, avec des enfants jeunes et d'autres moins jeunes, avec des adultes parmi eux. C'est une société.
Si on transposait cette societe dans un contexte politique, effectivement, elle s'apparenterait à la forme d'un système extrêmement proche de l'Anarchie puisque sans autorité et pouvoir unique de décision. Mais en aucun cas nous ne parlerions de chaos. J'ai à contrario toujours expérience l'harmonie dans une classe Montessori et cette rigueur autogérée fabuleuse.

Cet équilibre est aussi ce vers quoi nos sociétés doivent tendre.
C'est pour cette raison que je crois que les écoles Montessori sont une formidable occasion de faire évoluer l'humanité dans le bons sens, même si je reste convaincue qu'il en existe un tas d'autres.

dimanche 7 mars 2010

En résumé

Reproductions de tableaux d'Albert Anker

Je vais résumer les billets précédents, pour être plus claire j'utilise un texte donné aux parents d"élève d'une école Waldorf.

La pédagogie Waldorf considère prioritaire pour le développement de l'élève :
- de lui faire découvrir un sens à la vie
- de lui dispenser un enseignement qui soit le véhicule d'une éducation morale et spirituelle
- d'accorder autant de place à son développement artistique et corporel qu'à son développement intellectuel et culturel.

La pédagogie Waldorf se caractérise par son approche globale de l'être humain dont les trois facultés principales, réparties dans trois pôles dominants sont :
- dans la tête : le penser
- dans le coeur : le sentir
- dans les membres : l'agir

Elle veut s'adresser à l'être tout entier et non seulement à sa compréhension intellectuelle qui ne représente qu'un seul des trois récepteurs de l'apprentissage humain.
Dans l'approche pédagogique Waldorf, les compétences qui caractérisent l'être humain se répartissent dans l'une et l'autre de ces trois facultés psychiques :
- pensée : penser, apprendre, mémoriser, s'organiser
- sentiments : communiquer, être présent à soi et à autrui, s'accomplir dans un sens éthique et esthétique
- volonté : créer, agir

La pédagogie Waldorf préconise une progression dans les matières qui respecte les étapes du développement de l'enfant ainsi que le rythme particulier de chacun.

Jusqu'à 7 ans : la phase de l'imitation caractérise le mode d'apprentissage de l'enfant.
L'enseignement s'adressera principalement à la volonté dont l'organe physique est le système moteur : l'enfant à une propension à imiter ce qu'il voit faire autour de lui, donc l'apprentissage se fera par imitation de l'exemple accompli par l'adulte et imitation aussi des attitudes devant la vie : respect, attention, compassion, aide, ordre, propreté...
volonté/impulsion de l'agir, le faire, l'activité motrice, l'initiative
rencontre de l'objet par la perception, l'observation, la manipulation.

De 7 à 14 ans : phase de l'imagination. L'apprentissage se fait par le biais des sentiments inspirés par les êtres et les choses, par les images symboliques et le sens esthétique. L'élève devient un créateur respectueux des talents manifestés par ses éducateurs.
il a besoin à cet âge de l'autorité naturelle se dégageant d'un adulte qui l'inspire, lui montre son savoir-faire et le prend en main. Il a encore des pulsions d'imitation et commence à exercer son jugement.
affectivité/les émotions, l'enthousiasme,le plaisir, le sens esthétique, l'adhésion du coeur
La rencontre devient expérience par une activité créatrice, artistique.

De 14 à 18 ans : la phase de la pensée conceptuelle caractérise l'apprentissage du secondaire.
Pensée/concepts, raisonnement, abstractions, idéaux
De l'expérience naît le concept par l'activité intellectuelle.

dimanche 28 février 2010

Fabrique de cigarettes Waldorf-Astoria

En 1918, l'Allemagne vaincue est en ruine.
A Stuttgart, le directeur de la fabrique de cigarettes Waldorf-Astoria, Emil Molt, prend une initiative. Il organise des cours pour ses ouvriers. Pas le soir, mais dans la journée (des cours de langues, de pédagogie sociale...) il fait appel à des enseignants et c'est ainsi qu'il invite un jour Steiner à parler à ses ouvriers.
Herbert Hahn, un des premiers professeurs de l'école Waldorf rapporte cette allocution qui fut à l'origine de l'école : (printemps 1919) "Steiner avait entrepris de dépeindre les sentiments du prolétariat et d'en dévoiler les causes profondes, en montrant qu'ils étaient la conséquence d'une faillite de la culture occidentale dans son ensemble. Des millions de jeunes êtres, exposa-t-il sont chaque année frustrés de toute formation, pour être lancés à quatorze ans dans la vie économique. Dans la plupart des pays, ils continuent certes, d'avoir une formation, mais elle est limitée à leur profession et, en réalité, ne leur transmet que des connaissances techniques. Ce n'est pas une véritable formation. Voilà ce qui emplit les hommes d'amertume et les dresse contre les formes de la civilisation actuelle.
Vous tous qui êtes ici, depuis les petites apprenties de seize ans, jusqu'aux ouvriers de soixante ans, vous souffrez en réalité d'avoir vu se tarir en vous les sources d'une véritable formation humaine, parce que vous avez dû recevoir, à partir d'un certain moment, les dures leçons de la vie, et non un véritable apprentissage.
Ces mots furent prononcés avec une telle chaleur, ils étaient imprégnés d'une compréhension si profonde, qu'ils touchèrent comme d'un trait le coeur des auditeurs. Tout à coup ceux-ci virent en l'orateur non plus le grand philosophe que leur avait présenté le directeur, mais un homme venu porter remède à des maux que son regard venait de dévoiler."
De suite des ouvriers demandèrent que l'on s'occupe de leurs enfants.
Emile Molt saisit cette occasion avec beaucoup d'énergie. Il mit à disposition les moyens financiers nécessaires et demanda à Rudolf Steiner s'il voulait bien fonder une école pour tous ces enfants. L'initiative vint donc de Molt et Steiner a aussitôt répondu à cette demande.
Les bases de la pédagogie :
-il a insisté sur le danger de l'intellect seul, c'est-à-dire d'une culture exclusive de l'intellect et de la pensée analytique. Cette pensée ne peut-être féconde que si elle se nourrit des couches plus profondes de l'âme humaine, de toute la vie affective et de toute la vie volontaire. L'éducation doit être basée sur l'art, parce que l'art permet à ces forces profondes du sentiment, aux forces de compassion, de dévotion, de rester liées à la pensée.
-il a dit que l'abstraction intellectuelle mène à l'isolement, à la spécialisation (on réduit) alors qu'il est important d'élargir. de relier toute matière, toute leçon à l'ensemble. Il insistait sur le fait que l'ouvrier sache comment on cultivait le tabac, comment il était vendu, ce que faisait chacun dans son bureau...replacer les choses dans leur contexte, la partie dans le tout : l'ouvrier dans l'entreprise, l'entreprise dans le pays, le pays dans le monde.
Si cela devient un principe de l'enseignement, l'enfant développe un tout autre sentiment de son rapport au monde, un tout autre sens social.
-jeter un pont de peuple à peuple. L'école devrait donner beaucoup d'importance à cette compréhension des peuples les uns par rapport aux autres.
En juin et juillet 1919, Steiner va donner des conférences aux professeurs "La nature humaine comme un fondement de l'art de l'éducation".
Le 7 septembre 1919, l'école a ouvert avec quelques trois cents élèves répartis en 8 classes. La plupart sont les enfants des ouvriers de l'usine Waldorf.
En 1924, l'école est complète : 12 classes (du CP à la Terminale) et des jardins d'enfants.
Bientôt d'autres écoles Waldorf vont naître en Allemagne, en Europe, puis en Amérique.
Pour finir un message de Rudolf Steiner :
"Nous n'avons pas à transmettre aux jeunes nos propres convictions. Nous devons plutôt les amener à se servir de leurs propres forces de jugement, à forger leur propre conviction du monde. Il faut qu'ils apprennent à regarder le monde avec leurs yeux à eux ! Nos convictions n'ont de valeur que pour nous. Nous les apportons aux jeunes simplement pour leur dire : voilà comment nous, nous voyons le monde. A vous de voir comment il est pour vous. Nous devons éveiller des facultés et non transmettre des convictions. Les jeunes ne doivent pas croire à nos vérités mais à notre personnalité. Montrons-leur que nous sommes des chercheurs et mettons-les sur la voie d'être eux-mêmes des chercheurs !"
Il existe plus d'un millier d'écoles dans le monde.
Avec le soutien d'une conférence de Raymond Burlotte sur les origines de la Pédagogie Waldorf.

jeudi 18 février 2010

Montessori en images

Cette premiere video est un film introductif a la pedagogie Montessori. La qualite n'est malheureusement pas excellente, mais elle a le merite d'etre sous-titree en francais, ce qui n'est pas chose courante sur la toile. ce film est realise par l'American Montessori Association.



La deuxieme video est partagee par une directrice montessorienne que je trouve admirable. Elle expose la richesse de la pedagogie montessori pour un enfant non-voyant. Cette video est en francais.

mardi 16 février 2010

Peinture sur papier mouillé



Le lundi c'est jour de peinture. Un premier groupe de 8 enfants prépare son matériel pour peindre : 3 pots d'aquarelles (jaune, bleu, rouge) diluées dans de l'eau, 1 pinceau, 1 plaque de bois contreplaqué, 1 pot d'eau claire, 1 chiffon. Une fois le matériel installé sur la table, l'enfant prend sa feuille et la trempe dans une cuvette remplie d'eau, il la pose sur la plaque de bois et la caresse avec une éponge pour retirer un peu d'eau et bien tendre la feuille.
Puis il commence à peindre en partant du milieu et en caressant doucement sa feuille (il s'est entrainer en passant son pinceau dans sa main ), il peut mélanger les couleurs sur sa feuille mais pas la peinture dans les pots (il doit penser à bien rincer son pinceau avant de changer de couleur et à l'essuyer si besoin avec son chiffon).
L'enfant en peignant de cette façon rencontre la couleur de manière vivante alors qu'autour de lui elle est toujours figée.
Il observe comment les mélanges naissent, il se raconte une histoire....il ne cherche pas à représenter quelque chose, mais juste à se lier à la couleur.
Les enfants sont très calmes durant cette activité et c'est avec plaisir que je les observe, les lents et les rapides, les tristes et les joyeux...sans les juger bien-sûr.
"Laisse toujours ton oeil prévaloir sur ton opinion.
Fais confiance à tes sens,
Ils ne te montreront rien de faux
Si ta raison te tient éveillé." Goethe
Un livre très utile : "Voir, vivre et comprendre les couleurs" de Ueli Seiler-Hugova..les couleurs sont des énergies. Elles ont un effet thérapeutique.
Quelques ouvrages Goethe "Traité des couleurs", Liane Collot d'Herbois "Lumière, ténèbres et couleur", aux éditions Triades.
(je suis institutrice de maternelle à Nanterre en petite section, 25 élèves de 3/4ans, école publique)

lundi 15 février 2010

Colority




Je me suis tellement ennuyée à l'école ... Sur ma chaise, je rêvais si fort d'un lieu dans lequel je pourrais bouger, inventer, toucher, apprendre facilement, être reconnue pour moi que j'ai créé ce lieu magique pour tous les enfants. 

Combien de parents me racontent les désastres des programmes scolaires sur leurs enfants et ce dès la première année de maternelle!

Pourquoi 28 enfants de 3 ans devraient t - ils faire le même bonhomme ?
A la recherche d'un lieu qui préserve l'unicité de leurs enfants, ils poussent la porte de l'atelier de Charenton, un lieu pour peindre et se construire.

Comment se déroule une séance du Geste de peindre ? 

Pendant une heure trente, dans une pièce de 20 m2 qui est close, parmi 10 enfants de tous âges, l'enfant peint sans récepteur. Il peint debout face à la feuille.

Les couleurs sont disposées sur une table collective, il vient choisir ... Le geste est très précis : prendre à chaque fois une pointe d'eau et une de gouache, peindre avec la pointe du pinceau.

L'expression est libre : libre des formes et des couleurs de sa peinture.

Je suis habituée à regarder sans juger les tableaux des enfants. Je suis attentive au déroulement de l'atelier, à la maîtrise gestuelle de chaque enfant. J’observe pour stimuler la concentration et l’expression. Au fil des séances, la main se délie et l'enfant ressent un plaisir immense.

Quand la séance est finie, l'enfant laisse ses tableaux à l'atelier... Il est serein!

Pour expliquer au parent, l'acte gratuit, je prends l'exemple du château de sable. L 'enfant se plaint t - il de laisser ses châteaux à la plage ? 

" Quand j'amène ma fille à l'atelier, on est speed. Dès qu'on arrive dans la salle d'attente, tout est si différent de l'extérieur. Même moi je me calme ".  

" Quand je viens chercher Simon à sa séance de peinture, il est serein, je le vois sur son visage qui est très apaisé.  A l'école, la maîtresse me dit qu'il est agité. "
Des parents de L'Atelier de Charenton.